REBOISEMENT EN MILIEU SCOLAIRE : OU EN EST-ON AVEC LA RENTREE SCOLAIRE VERTE ?
45 jours d’articles pour annoncer juin 2026 / EPISODE 14
Au Togo, la lutte contre la déforestation et les effets du changement climatique doit désormais passer par les salles de classe. Le reboisement en milieu scolaire s’impose comme un levier stratégique pour sensibiliser les jeunes générations et renforcer durablement le couvert végétal du pays.

Face à la dégradation des ressources forestières, les autorités togolaises ont compris l’importance d’impliquer très tôt les apprenants. Les établissements scolaires offrent en effet un double avantage : une disponibilité d’espace pour planter des arbres et une main-d’œuvre mobilisable constituée d’élèves encadrés par leurs enseignants.
Au-delà de la simple plantation, les élèves participent également à l’entretien des plants, un aspect essentiel pour garantir la survie des jeunes arbres. Cette approche permet d’ancrer des réflexes écologiques dès le plus jeune âge et de faire des apprenants de véritables ambassadeurs de l’environnement.
Des initiatives portées par des ONG et associations viennent renforcer cette dynamique. Des actions récentes dans certaines écoles et communes ont contribué à restaurer le couvert végétal tout en impliquant activement les élèves dans des actions concrètes. Mais une grande question reste à poser.
“Rentrée verte” : où en est le programme ?
Lancé officiellement le 30 septembre 2022 à Tsévié, le programme « Rentrée scolaire verte » a marqué une nouvelle image dans la politique environnementale du Togo. Il vise à mobiliser les élèves à grande échelle pour contribuer à l’effort national de reboisement.
Dès son lancement, plus de 1000 plants ont été mis en terre dans une seule école pilote, avec une extension simultanée dans plusieurs régions du pays.
L’objectif du programme est tiré dans l’ambition nationale qui consistait à porter le taux de couverture forestière à 25 % en 2025 et atteindre un milliard d’arbres plantés d’ici 2030 pour une couverture forestière de 26%.
Alors où en est-on réellement ? Depuis son lancement à nos jours, quels sont les chiffres enregistrés ? Quel est l’engouement au niveau des apprenants ? Combien d’établissements scolaires sont enrôlés dans ce programme ? Plusieurs questions doivent attirer l’attention du nouveau ministre KOKOROKO.
Car, aujourd’hui, il est vrai que la dynamique a diminué. La mobilisation est moins bonne qu’au début.
Comment pérenniser ce programme de rentrée verte ?
Pour répondre à cette interrogation, il faut dire qu’il est du ressort du Ministre professeur Dodzi komlan Kokoroko, de repenser le programme avec un accompagnement et une gratification à l’endroit des apprenants.
Par exemple, intégrer le reboisement dans les programmes éducatifs en un commun accord avec son collègue de l’éducation nationale. Inclure des modules pratiques sur l’environnement et la gestion des ressources naturelles.
Aujourd’hui, plusieurs ONG ont créé des clubs environnementaux dans plusieurs établissements scolaires. C’est donc une base sur laquelle le ministre doit compter pour encourager les élèves à s’organiser autour d’activités écologiques régulières.
L’autre point fort serait de mettre en place des projets incitatifs à l’image de l’initiative « un écolier, deux arbres », qui récompense les élèves engagés. A cela peut s’ajouter la formation des enseignants qui auront pour rôle déterminant d’encadrer et suivre les activités de reboisement.
En conclusion, ces actions vont permettre de passer d’une logique ou ambition ponctuelle à une véritable culture environnementale au sein des écoles.
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