REBOISEMENT ET ÉROSION COTIERE AU TOGO : LA MER AVANCE-T-ELLE REELLEMENT ?
45 jours d’articles pour annoncer juin 2026 / EPISODE 37
Le phénomène de l’érosion côtière continue d’inquiéter les populations vivant le long du littoral togolais. À Aného, Baguida, Agbodrafo ou encore Doévi kopé et Agbavi, la mer grignote progressivement les terres, détruisant habitations, routes et activités économiques.

Selon plusieurs études et observations relayées ces dernières années, l’océan Atlantique progresse effectivement sur certaines portions du littoral togolais à une vitesse moyenne comprise entre 1,8 et 5 mètres par an.
Dans certaines zones particulièrement fragiles, les chiffres sont encore plus alarmants. Des rapports évoquent des reculs de côte atteignant 10 mètres par an. Depuis les années 1990, plusieurs villages côtiers du Togo ont été partiellement ou totalement engloutis par la mer. Deux anciens tracés de la route Lomé-Aného ont déjà disparu sous les eaux.
En 2015, des autorités togolaises alertaient déjà sur des zones où la mer avait avancé de 5 à 20 mètres en seulement quelques semaines.
En 2018, des reportages réalisés à Baguida et à Aného montraient des maisons détruites et des familles contraintes d’abandonner leurs habitations. Certains experts évoquaient alors une moyenne de 10 mètres de côte perdus chaque année dans plusieurs secteurs du littoral togolais.
Aujourd’hui, avec les effets du changement climatique, la montée des eaux et l’action humaine, l’érosion continue de s’accélérer sur les 50 à 56 kilomètres de côte que compte le Togo. Face à cette situation, le reboisement est le seul rempart pour freiner cette avancée. La question qui se pose est le choix des espèces à reboiser.
Les arbres, une protection naturelle contre l’avancée de la mer
Face à cette menace, les arbres jouent un rôle essentiel dans la protection des côtes. L’on peut noter Les mangroves, les cocotiers et d’autres espèces adaptées aux zones humides constituent de véritables barrières naturelles contre l’érosion marine. Leurs racines stabilisent les sols et réduisent la force des vagues.
Dans les zones côtières, les arbres permettent notamment de fixer le sable ; de ralentir l’érosion des berges ; de limiter les inondations ; de protéger les habitations ; de préserver la biodiversité marine et de réduire l’impact des vents violents.
Sur les côtes, dans la préfecture des Lacs, les mangroves sont particulièrement importantes. Elles absorbent l’énergie des vagues et empêchent le sable d’être rapidement emporté par l’océan. Dans le sud du Togo, précisément à Aného et environ, plusieurs programmes de reboisement des mangroves sont déjà utilisés pour freiner l’avancée de la mer et d’autres projets qui sont encore en cours d’exécution.
Face à l’érosion côtière qui représente aujourd’hui l’un des plus grands défis environnementaux du Togo. Il est donc bien clair que la mer avance à grand pas. Mais qui peut donc l’arrêter ?
Quelles plantes ? Quelles essences ? Des fruitiers ? Ou quoi ?
Pour de nombreux observateurs, la lutte contre l’avancée de la mer passera non seulement par des infrastructures de protection comme nous avons l’habitude le voir depuis quelques années, mais aussi par une politique ambitieuse de reboisement côtier et de préservation des mangroves
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