MOBILITE VERTE ET UNE AMBITION CLIMATIQUE ELEVEE: LE TOGO ENCHAINE LES ETAPES

Jeudi dernier, le ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières du Togo, Katari Foli-Bazi, a reçu les représentantes des Nations Unies au Togo, Coumba Diaw Sow (UNEP) et Binta Fatou Sanneh (PNUD), pour examiner deux projets phares : la promotion de la mobilité électrique et l’actualisation des Contributions Déterminées au niveau National (CDN), pierres angulaires des engagements climatiques du pays.
Dans le cadre du Projet de Soutien à la Transition vers la Mobilité Électrique (PSTMET), le Togo a récemment franchi un nouveau palier : l’adoption d’une stratégie nationale de mobilité électrique à bas carbone et sensible au genre. Cette initiative, lancée fin juin 2025, s’inscrit comme un plan d’orientation majeur pour réduire les émissions dans le secteur des transports, tout en favorisant l’insertion des femmes dans cette filière en pleine expansion.
Parmi les objectifs ambitieux : Élever à 30 % la part des véhicules électriques dans les immatriculations de véhicules neufs à l’horizon 2030, tester une première flotte de motos électriques au sein des administrations publiques, marquant le démarrage concret du virage vers la mobilité électrique et s’appuyer sur des mesures incitatives fortes : exonération complète des taxes pour les véhicules électriques neufs et réduction de 90 % pour les hybrides (thermiques-électriques).
Ce grand projet bénéficie en grande partie du soutien du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et quelques initiatives innovantes comme celles de Spiro et M-Auto, associées à TotalEnergies, participent à l’extension du réseau de recharge et d’échange de batteries. Aujourd’hui, le Togo se positionne comme une référence en Afrique de l’Ouest en matière de mobilité électrique.
Actualisation des CDN : plus d’ambition climatique
Sur le plan climatique, l’actualité récente confirme une montée en ambition soutenue du Togo. À mi-2025, le pays a entrepris la validation de l’évaluation à mi-parcours des CDN, visant une réduction des émissions de GES de 50,57 % d’ici 2030, bien au-delà des 31 % initialement prévus, le processus inclut l’élaboration d’une stratégie de développement à long terme, à faibles émissions de carbone, renforçant la résilience climatique nationale, parallèlement, le Togo met en place des outils de transparence climatique, notamment via l’Initiative pour la Transparence de l’Action Climatique (ITAC-Togo), financée par la CCNUCC, qui vise à améliorer les inventaires de gaz à effet de serre et les systèmes de mesure, reporting et validation (MRV) et des réunions techniques ont aussi été organisées pour renforcer les capacités des acteurs à mobiliser efficacement les financements climatiques, rendant les projets plus « bancables ».
Un double virage vers un Togo plus durable
En confrontant ces deux axes, la mobilité électrique et l’actualisation des CDN, la réunion entre le ministre Foli-Bazi et les représentantes des Nations Unies incarne une logique complémentaire, guidée par la volonté de réduire les émissions dans un secteur clé (les transports) tout en stimulant l’innovation locale, l’inclusion de genre et les modèles économiques durables et de renforcer le cadre institutionnel et technique pour mieux mesurer, piloter et financer la transition climatique.
Ce quadruple engagement (mobilité propre, justice climatique, transparence, mobilisation des financements) correspond à une vision claire portée par le gouvernement togolais. Ainsi, il va s’agir d’ancrer durablement la lutte contre le changement climatique dans les politiques publiques et les pratiques du quotidien.
Rédaction
