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MANGROVES / ANYRONKOPE : AGBO-ZEGUE MISE SUR L’EXTENSION DES MANGROVES POUR RENFORCER LA RESILIENCE CLIMATIQUE

Par la Rédaction

Après avoir restauré 14,5 hectares d’écosystèmes au cours des précédentes interventions, l’ONG AGBO-ZEGUE vient de lancer un nouveau projet à Anyronkopé, dans la commune Vo 2.

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L’organisation a officiellement lancé, le 27 août 2026, un nouveau sous-projet visant à restaurer 15 hectares supplémentaires, dont 10 hectares de mangroves et 5 hectares de bois-énergie. Une initiative qui place une nouvelle fois les communautés au cœur de la restauration des écosystèmes et de l’adaptation au changement climatique.

Photo de famille des bénéficiaires

À Anyronkopé, la restauration de la mangrove prend progressivement racine. Après plusieurs années d’intervention ayant permis de restaurer 14,5 hectares, l’Association Togolaise pour la Conservation de la Nature (AGBO-ZEGUE) poursuit son engagement avec un nouveau projet intitulé « Extension des écosystèmes de mangroves pour le renforcement de la résilience des communautés locales d’Anyronkopé face aux changements climatiques ».

Le lancement officiel de cette nouvelle phase a eu lieu le 27 août 2026, sous la conduite du Lieutenant DOUMONGUE Yédoukoi, représentant le directeur général de l’Office de développement forestier (ODEF).

L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C-Togo) ». Elle intervient dans une zone du complexe fluvio-lagunaire du sud du Togo, classée site Ramsar TG 1722, où les écosystèmes de mangroves jouent un rôle écologique et socioéconomique majeur.

Pour John GAGLO, Directeur exécutif de l’ONG AGBO-ZEGUE, ce nouveau financement constitue avant tout une reconnaissance du travail réalisé au cours des deux dernières années.

Lt DOUMONGUE Yédoukoi / représentant du DG ODEF

« Le bilan, je dirais que c’est un bilan positif. C’est à cause de ça que nous avons eu le troisième projet », explique-t-il.

Selon lui, les résultats obtenus dans les précédentes phases ont convaincu les partenaires de poursuivre l’accompagnement de l’organisation et des communautés. Le nouveau projet vient ainsi consolider les acquis et élargir les superficies restaurées.

« Ce troisième projet vient confirmer réellement tout ce que nous faisons dans le cadre de la restauration des écosystèmes de mangroves à Anyronkopé », souligne le responsable d’AGBO-ZEGUE.

15 hectares à restaurer en un an

Le nouveau projet est prévu pour une durée d’un an. Durant cette période, AGBO-ZEGUE prévoit de restaurer 15 hectares, répartis entre 10 hectares de mangroves et 5 hectares de bois-énergie.

Sur les espaces de mangrove, les opérations porteront notamment sur la plantation de Rhizophora et d’Avicennia, deux groupes de palétuviers particulièrement importants dans la restauration de ces milieux.

Pour les espaces destinés au bois-énergie, le projet prévoit également la mise en terre d’espèces adaptées, notamment des Eucalyptus, du Senna siamea, ainsi que quelques espèces de bois dur et de Terminalia.

Frédéric LIASSIDJI / Expert en communication sur le projet R4C-TOGO

Cette diversification vise notamment à répondre aux besoins des communautés tout en réduisant la pression exercée sur les formations naturelles restantes.

Pour John GAGLO, l’objectif est de permettre aux populations de trouver des alternatives économiques compatibles avec la conservation des écosystèmes. Des initiatives liées notamment à la production agricole et à d’autres activités naturelles sont envisagées afin d’améliorer les conditions de vie des communautés tout en réduisant leur dépendance aux ressources forestières.

John GAGLO / Directeur Exécutif de l’ONG AGBOZEGUE

Le Directeur exécutif de l’ONG AGBO-ZEGUE a également salué l’accompagnement des partenaires ayant contribué à la réalisation de ces différentes phases. « Très sincèrement, nous tenons à remercier les partenaires », a déclaré John GAGLO, citant notamment GEF, FAO, l’ODEF, le projet R4C-Togo et le ministère de l’Environnement.

FIN.

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