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CBI70 / BALEINES : DANS LE GOLFE DE GUINEE, CES GEANTS DES MERS ONT BESOIN DE NOTRE PROTECTION

Par la Rédaction

Elles sillonnent les eaux du golfe de Guinée, parfois visibles au large des côtes ou retrouvées échouées sur les plages. Les baleines sont à la fois des sentinelles de la santé des océans, des espèces migratrices et un potentiel atout pour l’écotourisme. Pourtant, leur conservation reste confrontée à de nombreuses menaces : pollution, bruit sous-marin, captures, échouages et insuffisance des moyens de suivi.

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À quelques semaines de la 70e réunion de la Commission baleinière internationale (CBI70), prévue à Hobart, la question prend une nouvelle dimension en Afrique. La Coalition d’Afrique pour les Baleines organise ainsi une conférence publique en ligne le 2 septembre 2026, pour questionner la position et la représentation des pays africains dans les débats internationaux sur la protection des cétacés.

Des géants des mers au cœur d’un enjeu mondial

Lorsqu’une baleine surgit de l’océan, son apparition émerveille. Mais derrière cette image spectaculaire se joue une question beaucoup plus large : quel avenir voulons-nous pour les océans ?

Il faut dire que les baleines sont de grands migrateurs. Elles traversent les eaux de plusieurs pays au cours de leur cycle de vie. Leur protection ne peut donc pas être pensée uniquement à l’échelle d’un État. Dans le golfe de Guinée, les chercheurs appellent notamment à une action sous-régionale soutenue pour assurer la conservation de ces espèces partagées entre plusieurs pays.

La fréquence des échouages observés sur les côtes ouest-africaines rappelle l’urgence de mieux comprendre ces animaux et les pressions qu’ils subissent.

Une étude publiée en 2026 dans le Journal de Recherche Scientifique de l’Université de Lomé alerte sur la nécessité de renforcer leur suivi et leur conservation. Au Bénin voisin, 28 échouages de cétacés ont notamment été recensés entre 2008 et 2026, un chiffre qui pourrait être sous-estimé car certains cas pouvant ne pas avoir été détectés ou signalés.

Selon le Journal de Recherche Scientifique de l’Université de Lomé, depuis l’année 2000, le Centre de Recherches Halieutiques et Océanologiques du Bénin (CRHOB) devenu Institut de Recherches Halieutiques et Océanologiques du Bénin (IRHOB) et le Laboratoire d’Écologie Appliquée de la FSA/UAC, ont entrepris sur financement des Pays-Bas et du Centre Béninois pour le Développement Durable (CBDD), quelques projets de suivi des cétacés au Bénin. Ces deux structures de recherches sont appuyées par plusieurs ONGs locales dont « Nature Tropicale ».

Une action de l’ONG Nature Tropicale au Bénin

Depuis lors, le suivi se fait régulièrement, de façon opportuniste, sur les plages avec l’aide des écogardes, très souvent des volontaires. Pour valoriser la présence de ces espèces à travers l’écotourisme, Nature Tropicale organise chaque année depuis 25 ans, de mi-août à mi-novembre, des expéditions de découverte des baleines en mer côtière au profit des populations béninoises et étrangères. Ces initiatives visent à développer la filière de l’écotourisme autour des cétacés.

Pourquoi parler des baleines maintenant ?

Se basant sur cette publication, les échouages qui sont vécus chaque temps sur nos côtes, la Coalition d’Afrique pour les Baleines donne rendez-vous aux acteurs intéressés par la conservation marine le 2 septembre 2026, à quelques semaines de la CBI70 à Hobart, car les décisions prises au sein de la Commission baleinière internationale touchent directement à la protection des baleines et, plus largement, à l’avenir des océans. Pour la Coalition l’objectif de cette conférence est d’ouvrir un débat sur les positions défendues au nom de certains pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale.

Selon les éléments communiqués par la Coalition, certaines de ces positions soulèvent depuis plusieurs années des interrogations en matière de cohérence, de transparence et de représentation.

La protection des baleines ne doit pas être réduite à la sauvegarde d’une espèce emblématique. Elle renvoie à une vision plus globale de la gouvernance des océans.

À l’approche de la CBI70 à Hobart, la conférence du 2 septembre pourrait ainsi servir de cadre pour poser une question essentielle : quelle politique l’Afrique veut-elle réellement défendre pour les baleines et pour ses océans ?

Rendez-vous est donc pris le 2 septembre 2026. Le débat sur les baleines ne concerne pas seulement les grands pays chasseurs. Il concerne aussi l’Afrique, ses océans et les choix qu’elle souhaite porter sur la scène internationale.

FIN.

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