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AGRICULTURE ET BIODIVERSITE EN AFRIQUE : ECOBANK LANCE LA PREMIERE « OBLIGATION NATURE »

Par la Rédaction

Le Groupe Ecobank pose un pas en avant dans le financement de la protection de l’environnement en lançant à la Bourse de Londres, la toute première Obligation Nature émise par une banque commerciale. Pour le Groupe, cette initiative vise à mobiliser des capitaux internationaux au profit de la biodiversité et des écosystèmes africains.

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D’un montant de 450 millions de dollars, cette opération inédite a suscité un vif intérêt auprès des investisseurs, avec des souscriptions atteignant plus de 1,36 milliard de dollars. A cet effet, l’agence Moody’s lui a attribué la note maximale SQS1 Excellent en matière de durabilité.

Contrairement à de nombreux mécanismes de financement environnemental, cette obligation va donc orienter directement les ressources vers les agriculteurs, les entreprises agricoles durables et les infrastructures hydriques. L’objectif est de soutenir des activités économiques capables de préserver les forêts, les terres agricoles, les ressources en eau et la biodiversité tout en améliorant les conditions de vie des populations.

La cagnotte des investissements va concerner 24 pays africains, avec une attention particulière portée à des États comme la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Burkina Faso, où la pression sur les écosystèmes reste importante.

Pour Jeremy Awori, directeur général du Groupe Ecobank, cette opération redonne vie à la finance sur le continent. « Cette opération marque un moment décisif pour la finance durable en Afrique. Les investisseurs ne se sont pas contentés de soutenir cette obligation ; ils en ont demandé davantage, nous permettant d’en augmenter la taille et d’en resserrer le prix. Nous ne sommes pas une banque qui se contente d’apposer une étiquette sur des obligations. Nous avons passé quatre années à mettre en place les systèmes, la gouvernance et les mécanismes de redevabilité nécessaires pour rendre le financement de la nature crédible et évolutif en Afrique. En définitive, cette obligation concerne les agriculteurs, les coopératives et les communautés dont les moyens de subsistance dépendent d’écosystèmes sains.” a – t – il déclaré.

Cette initiative va donc donc permettre à Ecobank de démontrer que la protection de la nature peut également devenir un moteur de développement économique durable pour l’Afrique. Ce qui explique les propos de Rachael Antwi, directrice groupe du développement durable, Ecobank Transnational Incorporated, qui stipule : “La finance en faveur de la nature ne pourra se développer à grande échelle en Afrique que si elle est concrète, mesurable et connectée à l’économie réelle. Cette obligation a été conçue dans cette optique, en reliant les capitaux internationaux à des prêts éligibles destinés à l’agriculture durable et aux infrastructures hydriques dans 24 pays. Elle reflète les systèmes et les normes qu’Ecobank a mis en place pour garantir que le financement de la nature soutienne à la fois la résilience environnementale et les communautés dont les moyens de subsistance dépendent d’écosystèmes sains.”

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