NON-EXPLOITATION DU PETROLE AU TOGO : UNE BONNE NOUVELLE OU UN LEURRE ?
Par la Rédaction
Selon un article publié par Vert Togo, le Togo n’exploite pas encore de pétrole. Une information qui suscite des réactions au sein des organisations engagées dans la défense de l’environnement et de la justice climatique.

Pour Kwami Kpondzo, directeur exécutif du Centre pour la Justice Environnementale (CJE-Togo), si cette situation est confirmée, il s’agirait d’une orientation positive qu’il faudrait préserver. Il rappelle que le Togo a ratifié l’Accord de Paris, lequel encourage les États à réduire progressivement leur dépendance aux énergies fossiles.
« Si le Togo n’exploite pas le pétrole, c’est une bonne chose », estime-t-il, tout en soulignant que certaines informations circulent encore sur d’éventuelles activités pétrolières au large des côtes togolaises. Selon lui, ces éléments doivent être vérifiés de manière rigoureuse.
Kwami Kpondzo rappelle également qu’en 2012, des études sismiques menées par la compagnie ENI avaient évoqué l’existence de réserves potentiellement exploitables avant l’annulation du contrat.

Pour l’acteur de la société civile, l’expérience de pays producteurs comme le Nigeria, le Ghana ou le Tchad montre que l’exploitation pétrolière peut entraîner des conséquences importantes sur l’environnement, la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés locales. Il appelle ainsi les autorités togolaises à garder le cap de la non-exploitation du pétrole et à privilégier des choix compatibles avec la transition énergétique et la protection des écosystèmes.
Pour le responsable du CJE-Togo, l’essentiel aujourd’hui est que le gouvernement togolais poursuive ses efforts en faveur d’un modèle de développement moins dépendant des énergies fossiles. « Il est important de maintenir le cap et de privilégier des solutions durables pour les générations futures », plaide-t-il.
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