REFORME REGLEMENTAIRE EN AQUACULTURE : UNE PRODUCTION MULTIPLIEE PAR PRES DE 30 EN QUINZE ANS AU TOGO
La Rédaction
Le secteur aquacole togolais entre dans une phase décisive de sa structuration. En fin de semaine écoulée, les acteurs nationaux de l’aquaculture et de la biodiversité ont validé une étude d’actualisation du cadre réglementaire en vigueur, avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

L’objectif de cette action est d’accompagner un secteur dont la croissance est spectaculaire. Selon les données officielles, la production nationale est passée d’environ 120 tonnes au début des années 2010 à près de 3 500 tonnes actuellement. Cela représente une multiplication par près de 30 en une quinzaine d’années, traduisant une progression exponentielle et des investissements soutenus.
L’étude validée a permis d’établir un état des lieux approfondi des textes existants. Les experts ont identifié plusieurs insuffisances, notamment en matière de : sécurisation des sites de production ; traçabilité des produits aquacoles ; respect des normes sanitaires et environnementales ; encadrement technique des exploitants et la régulation de la transformation et de la commercialisation.
Cette démarche s’inscrit dans la stratégie nationale d’augmentation de la production halieutique, avec une double mission : réduire la dépendance aux importations et contribuer à la sécurité alimentaire.
Le directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, Dindiogue Konlani, a souligné l’ampleur des progrès réalisés : la production actuelle, estimée à 3 500 tonnes, contraste fortement avec les 120 tonnes enregistrées au début des années 2010. Il a mis en avant les investissements consentis, notamment grâce au partenariat stratégique avec la JICA.
L’actualisation du cadre réglementaire apparaît ainsi comme un levier stratégique pour consolider les acquis, attirer davantage d’investissements et positionner durablement l’aquaculture togolaise comme un pilier de l’économie agroalimentaire nationale.
