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REBOISEMENT ET QUESTION DE SECURITE ALIMENTAIRE AU TOGO : OU SE TROUVENT LES FRUITIERS ?

45 jours d’articles pour annoncer juin 2026 / EPISODE 21

Au Togo, le reboisement déclenché depuis un moment semble seulement concerner les arbres forestiers. Mais il est important de relever que cela ne doit pas se limiter uniquement à la protection de l’environnement. Le reboisement doit représenter également une véritable opportunité économique et alimentaire pour les populations. Ainsi, parmi les solutions les plus bénéfiques, figure la plantation d’arbres fruitiers, capables de nourrir les familles tout en générant des revenus pour les communautés locales.

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Des espèces comme le manguier, le papayer, l’oranger ou encore l’avocatier occupent aujourd’hui une place importante dans plusieurs localités togolaises. En plus de fournir des fruits riches en vitamines et essentiels à l’alimentation, ces arbres participent à l’amélioration des conditions de vie des ménages.

Dans les villages comme dans les villes, partout où le reboisement se fait aujourd’hui, il faut créer des espaces de plantations fruitiers. Ceci faisant, l’on contribue à l’économie locale, car les fruits récoltés sont souvent vendus sur les marchés locaux, permettant à de nombreuses familles de disposer d’une source de revenus complémentaire. Les femmes et les jeunes, particulièrement impliqués dans la commercialisation des fruits, y trouvent une activité génératrice de revenus durable.

Ne faire que des arbres forestiers constituerait une menace négative à l’ambition des 1 milliard d’arbres à l’horizon 2030.

Parmi ces fruitiers, le manguier, par exemple, s’adapte bien aux zones chaudes et semi-humides du nord et du centre du Togo. Il peut être planté dans les champs, les concessions familiales ou le long des pistes rurales. Le papayer, quant à lui, pousse rapidement et convient parfaitement aux jardins domestiques et aux espaces proches des habitations. L’oranger et le citronnier apprécient davantage les zones humides et fertiles, notamment dans les régions du sud du pays.

Quand on se focalise sur les acacias, le khaya senegalensis, les Gmelinas etc ont doit trouver des espaces pour les fruitiers. Alors, à part le manguier, d’autres arbres fruitiers comme le cocotier trouvent leur place dans les zones côtières, tandis que l’anacardier, également appelé cajou, est recommandé dans les régions sèches du nord où il contribue à lutter contre l’érosion des sols tout en offrant une production rentable.

Voici quelques exemples d’arbres fruitiers et les lieux favorables à leur reboisement au Togo : Manguier : régions des Savanes, Kara et Centrale ; champs et cours familiales. Papayer : jardins domestiques dans toutes les régions du pays. Oranger et citronnier : Plateaux et Maritime, zones humides et fertiles. Cocotier : littoral togolais et zones côtières. Avocatier : zones fraîches et humides des Plateaux. Anacardier (cajou) : régions sèches du nord du Togo et le Goyavier : espaces communautaires et jardins scolaires.

Au-delà de leur utilité alimentaire, ces arbres contribuent aussi à l’ombrage, à la fertilité des sols et à la réduction de la chaleur. Ils jouent donc un double rôle : protéger l’environnement tout en soutenant les communautés.

Dans cette situation où la sécurité alimentaire devient un défi majeur, promouvoir les arbres fruitiers apparaît comme une stratégie gagnante pour le Togo. Planter un arbre fruitier aujourd’hui, c’est nourrir les générations présentes et futures tout en construisant une économie locale plus résiliente.

Hashtag : #45JrsCapSurJuin2026

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