PATRIMOINE MONDIAL EN PERIL : PRES DE 75 % DES SITES SONT MENACES

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Le 1er juillet 2025, une étude alarmante publiée par l’UNESCO et le World Resources Institute (WRI) révèle que près de 75 % des sites inscrits au patrimoine mondial non marins font face à un risque croissant de disparition en raison de la pénurie d’eau, des inondations ou des deux à la fois. En première ligne de cette menace : les spectaculaires chutes Victoria, situées à la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe.

Parmi les 1.172 sites non marins classés au patrimoine mondial, plus de 850 sont déjà affectés par un déséquilibre hydrique. Selon l’étude : 40 % subissent un stress hydrique sévère, marqué par un manque d’eau chronique et 33 % sont exposés à un risque élevé d’inondations fluviales.

Pire encore, un site sur cinq est confronté aux deux phénomènes de façon cyclique : une année marquée par des crues, l’année suivante par la sécheresse.

Les experts pointent du doigt les effets du dérèglement climatique, notamment la perturbation du cycle des pluies, qui rend les précipitations plus irrégulières et imprévisibles. Ce phénomène met particulièrement en danger les chutes Victoria, où le débit de l’eau varie désormais de façon extrême, au détriment de la biodiversité locale et de l’activité touristique.

Des solutions existent, mais exigent une mobilisation urgente

Face à ce constat, les auteurs de l’étude plaident pour une reconnaissance de l’eau comme un bien commun et pour la mise en œuvre de politiques durables. Ils préconisent : La restauration des paysages vitaux pour stabiliser les ressources en eau ; Le reboisement des zones d’amont ; La revitalisation des zones humides pour capter les eaux de crue et recharger les nappes phréatiques.

Mais ces actions locales doivent impérativement s’accompagner de politiques internationales ambitieuses. L’étude insiste sur la nécessité de conclure des accords transfrontaliers équitables sur le partage de l’eau, pour éviter que les enjeux géopolitiques n’aggravent la situation.

Si aucune mesure forte n’est prise rapidement, d’ici 2050, certains des joyaux du patrimoine mondial pourraient n’être plus que des souvenirs. Cette étude agit comme un appel urgent à la coopération mondiale pour préserver non seulement des sites culturels et naturels majeurs, mais aussi la ressource vitale qu’est l’eau.

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