IMPORTANCE DE L’ADHESION DES POPULATIONS AUX INITIATIVES DE REBOISEMENT AU TOGO
La rédaction / Hashtag : #45JrsCapSurJuin2026
Au Togo, les politiques de reboisement prennent une dimension stratégique face à la dégradation accélérée des ressources forestières. Toutefois, au-delà des ambitions gouvernementales et des objectifs chiffrés, la réussite de ces initiatives repose fondamentalement sur un facteur clé : l’adhésion effective des populations à la base.

En effet, les différentes campagnes nationales de reboisement, notamment celles visant la mise en terre de millions de plants chaque année, démontrent que l’implication citoyenne est devenue un levier incontournable. Selon les autorités environnementales, près de deux millions d’arbres sont plantés annuellement grâce à la mobilisation conjointe des services techniques et des communautés locales. Cette dynamique traduit un changement de comportement, marqué par un intérêt croissant des populations pour la restauration du couvert forestier.
Sur le terrain, les acteurs des ONG et des associations jouent un rôle déterminant dans cette mobilisation. Dans la région des Plateaux, notamment à Kpalimé et ses environs, l’ONG ADETOP a contribué à la mise en terre de plus de 410 000 arbres en 25 ans, tout en impliquant directement les communautés rurales à travers des forêts scolaires et communautaires. Cette approche participative favorise une appropriation locale des projets et garantit leur durabilité.
De même, dans les régions Centrale et des Savanes, des réseaux d’ONG tels que RESODERC ou FODES structurent les actions de sensibilisation et d’accompagnement technique des populations. Leur mission consiste à renforcer les capacités locales et à promouvoir des pratiques durables, notamment à travers des campagnes d’éducation environnementale et des activités de reboisement communautaire.
Dans certaines localités comme Agou (région des Plateaux), l’engagement des populations est visible lors des lancements de campagne. Aux côtés des autorités administratives, chefs traditionnels et organisations locales, les habitants participent activement aux opérations de plantation. Le 1er Juin 2025, le Directeur préfectoral de l’environnement d’Agou, le commandant Moussa Bassarou, a souligné que « le reboisement devient l’une des meilleures solutions pour lutter contre les effets néfastes du changement climatique », tout en insistant sur la nécessité du suivi des plants par les communautés. Dans le Kloto, Plateaux –Ouest, c’est l’Association des Femmes pour la Lutte contre la Pauvreté qui s’investit chaque année. Elle implique chaque année, des femmes des groupements qui ont déjà reboisé Kusuntu, Blifou et environ.
Dans la région maritime, le RCJF-Togo, ANEDD-AFRIQUE, FELEADEC, RVT etc ont reboisé à Djagblé, Adétikopé et Kpédévikopé et autres. Leurs messages est dirigé vers les communautés qui sont invitées à s’impliqué totalement dans l’ambition décennale du gouvernement.
Par ailleurs, les directeurs régionaux et préfectoraux de l’environnement, réunis à Sokodé, ont également mis en avant l’importance de l’implication des populations. Ces responsables déconcentrés insistent sur l’adaptation des stratégies aux réalités locales et sur le partage d’expériences pour améliorer les résultats. Comme l’a indiqué l’autorité ministérielle en charge de l’environnement, l’engouement actuel des populations constitue un progrès majeur par rapport aux années précédentes.
Il convient également de souligner que les ONG, en partenariat avec les communautés, développent des modèles innovants tels que l’agroforesterie ou les plantations mixtes (arbres forestiers et espèces utiles). L’ONG UJPOD, en collaboration avec des partenaires internationaux, illustre cette approche en intégrant les besoins socio-économiques des populations dans les projets de reboisement, ce qui renforce leur adhésion et leur engagement à long terme.
En définitive, l’expérience togolaise montre que le reboisement ne peut être efficace sans une forte implication des populations. L’adhésion communautaire garantit non seulement la réussite des campagnes de plantation, mais surtout la survie des plants grâce à un suivi rigoureux. Ainsi, la synergie entre l’État, les ONG, les autorités locales et les citoyens apparaît comme la condition essentielle pour atteindre les ambitions nationales, notamment celle de restaurer durablement le couvert forestier et de lutter efficacement contre les effets du changement climatique.
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