VOGAN / CLIMAT ET SANTE FEMININE : DES FEMMES LEADERS OUTILLEES POUR FAIRE ENTENDRE LEUR VOIX

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L’ONG FEDIA (Familles engagées pour le développement inclusif en Afrique) et le réseau ESUNENE – Zéro Violence ont tenu jeudi 03 juillet un atelier de formation à l’intention des femmes leaders et des leaders communautaires de la commune de Vo1. Objectif : renforcer les capacités des participantes sur les liens entre changement climatique et santé des femmes, tout en plaidant pour une implication active de celles-ci dans la gouvernance climatique locale.

Organisé dans le cadre du projet « Voix Essentielles », soutenu par l’organisation panafricaine Speak Up Africa, l’atelier a permis d’aborder les effets spécifiques des bouleversements climatiques sur la santé féminine. Des phénomènes tels que la chaleur excessive, les troubles menstruels, la malnutrition, la pauvreté, le stress et l’anxiété ont été cités parmi les principaux impacts relevés.

Photo des participantes en séance

« Nous avons mis en lumière comment les effets du changement climatique touchent de manière disproportionnée les femmes, notamment sur leur santé reproductive », a déclaré Mme BEDOU Ablavi de l’ONG Fédia.

Les participantes ont bénéficié de sessions de travail en groupe, au cours desquelles elles ont partagé leurs expériences et identifié les défis sanitaires posés par les aléas climatiques. La séance plénière a permis de restituer les constats, notamment la difficulté d’accès aux soins, l’aggravation de la précarité alimentaire et les répercussions psychologiques.

Une gouvernance inclusive pour mieux répondre à la crise climatique

Au-delà du diagnostic, l’atelier s’est voulu également un espace de sensibilisation sur l’importance d’impliquer davantage les femmes dans les instances de gouvernance environnementale. Selon les organisateurs, renforcer la présence des femmes dans les processus décisionnels est un levier incontournable pour une action climatique plus efficace et inclusive.

« Il est impératif que les femmes soient actrices de la gouvernance climatique, car elles vivent au quotidien les conséquences du changement climatique », a rappelé le formateur consultant WUSU Koku Léopold.

Un engagement soutenu par les autorités locales

La rencontre a aussi connu la participation du Directeur Préfectoral de l’Environnement de Vo KATITCHE Tchaa. Ce dernier, au nom de sa hiérarchie, a invité les femmes à faire leur part dans la protection de l’environnement afin de contribuer à la réduction des effets des changements climatique qui agissent sur leur santé. Présent, le chef-canton de Vo-koutimé Togbui AKOUETE ZOUMEKE AKAKPO II a, pour sa part, salué l’initiative et encouragé les femmes à s’investir dans les questions de développement.

Photo de famille de fin d’atelier

Selon le superviseur communautaire de « Voix Essentielles » Sandro AGBELI, le projet « Voix Essentielles », mis en œuvre depuis 2021 dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Sénégal), s’étend désormais au Togo et au Bénin. Au Togo, dix organisations bénéficient du programme, dont la coordination est assurée par la COFET. Le projet mené à Vo 1 est porté par le consortium FEDIA et ESUNENE, avec une attention particulière à l’inclusion des femmes dans les mécanismes locaux de lutte contre les changements climatiques.

Rappelons que les activités ont été ouvert par AMEGAN-DZAKA Koffi Eugène, Administrateur représentant le préfet de Vo.

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