« IL FAUT RESPECTER LES PLANS DE LOTISSEMENT POUR PRESERVER LES BERGES DES RIVIERES », INSISTE LE COMMANDANT GBENIN KODJO
45 jours d’articles pour annoncer juin 2026 / EPISODE 41
À l’approche de la campagne nationale de reboisement 2026, les préparatifs s’intensifient dans la région des Plateaux-Est. Disponibilité des plants, mobilisation des communautés, choix des essences forestières et identification des sites de mise en terre : le Commandant GBENIN Kodjo Benjamin fait le point sur les dispositions prises pour assurer la réussite de cette vaste opération environnementale. Il répond aux questions de Eplus Médias.

À combien estimez-vous le nombre de plants qui seront mis en terre dans la région des Plateaux-Est lors de la campagne nationale de reboisement 2026 ?
Pour la campagne nationale de reboisement 2026, la Direction régionale de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique dispose déjà de plus de 400 000 plants produits par les directions préfectorales et la direction régionale. À cela s’ajoutent plus de 700 000 plants produits par les pépiniéristes privés.
Au total, la région des Plateaux-Est dispose actuellement de plus d’un million de plants pour cette campagne nationale de reboisement. Il faut également préciser que la production des plants se poursuit progressivement au fur et à mesure de l’avancement des activités de reboisement.
Quelles sont les principales essences forestières retenues cette année et quels critères guident ce choix ?
Nous disposons de plusieurs essences forestières adaptées aux différentes zones écologiques. Parmi elles figurent notamment le Khaya senegalensis, le Khaya grandifolia, le Gmelina arborea, le Senna siamea, le Terminalia superba, le Terminalia catappa, le Ceiba pentandra, l’Afzelia africana, le Parkia biglobosa communément appelé néré, le Sterculia foetida, l’Acacia auriculiformis, le Milicia thonningii, le Tamarindus indica, le neem et plusieurs autres espèces.
Le choix des essences dépend de plusieurs critères essentiels. Il faut tenir compte des conditions écologiques comme le climat, la pluviométrie, l’altitude et la nature du sol. Les objectifs du reboisement sont également déterminants : production de bois, protection des sols, lutte contre l’érosion ou restauration écologique.
Nous privilégions aussi des espèces résistantes aux maladies et adaptées aux effets du changement climatique. Enfin, nous encourageons les mélanges d’essences afin de préserver la biodiversité et améliorer la fertilité des sols.
Quelle main-d’œuvre sera mobilisée pour cette campagne et quel est le niveau d’implication des communautés ?
La principale main-d’œuvre mobilisée pour cette campagne se trouve au niveau des communes, notamment les VEC (Volontaires d’Engagement Citoyen) qui accompagnent les activités de reboisement.
Les communautés, les collectivités locales, les écoles et les associations sont fortement impliquées à travers des campagnes de sensibilisation et des communiqués. Les directeurs préfectoraux organisent régulièrement des émissions radiophoniques pour sensibiliser les populations sur l’importance du reboisement et informer que les plants sont disponibles dans les directions préfectorales ainsi que chez les pépiniéristes privés.
Dans les écoles également, les directeurs sont mobilisés et plusieurs sites sont déjà entretenus et prêts pour la mise en terre.
Quels sont les principaux sites retenus pour le lancement de la campagne dans votre région ?
Chaque préfecture dispose d’un site retenu pour le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement 2026.
Dans la préfecture de l’Ogou, le site choisi est le centre d’enfouissement et de traitement des ordures d’Ohoundjé, sur une superficie de 15 hectares. Le lancement officiel y sera effectué par le gouverneur de la région en présence des autorités administratives, des organisations de la société civile, des ONG et des populations.
Dans le Haho, le site retenu est l’EPP Kpélé sur 2 hectares.
Dans l’Est-Mono, le lancement se fera sur le site de la nouvelle préfecture à Elavagnon sur une superficie de 3 hectares.
À Anié, c’est le site de l’EPP Gourmancopé d’une superficie de 1 hectare qui a été retenu.
Enfin, dans l’Amou, le site de la résidence du préfet à Amlamé, couvrant 2 hectares, accueillera également les activités de lancement.
Par ailleurs, dans chaque commune, les sites ont déjà été entretenus avec l’appui des maires.
Qu’en est-il de la disponibilité des espaces à reboiser dans les Plateaux-Est quand on sait que les propriétaires terriens sont réticents quand il s’agit du reboisement ?
Il existe effectivement des difficultés liées à la mobilisation des terres dans certaines communes. Cependant, grâce à l’appui des maires et des préfets, nous avons pu identifier des sites pour le lancement officiel ainsi que d’autres espaces destinés à poursuivre les opérations de reboisement.
Nous avons également identifié plusieurs sites dans le cadre du projet PNR2, du projet Bois Énergie et du FNDF. Ces espaces ont pu être obtenus avec l’appui des maires et des chefs cantons.
Votre mot de fin Commandant GBENIN !
Nous lançons enfin un appel aux collectivités afin qu’elles respectent les plans de lotissement pour préserver les berges des rivières, les flancs de montagnes, les forêts galeries et les réserves administratives destinées aux activités de reboisement.
Merci !
Hashtag : #45JrsCapSurJuin2026

