BIODIVERSITE : TROIS PHASES CLES POUR REUSSIR LE PLAN DE FINANCEMENT DU TOGO AVEC L’APPUI DU FEM ET DU PNUD

Protéger la biodiversité, c’est préserver l’avenir. Fidèle à cet engagement, le Togo a officiellement lancé le processus d’élaboration de son Plan de Financement de la Biodiversité avec l’appui du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à travers le programme BIOFIN.

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La rencontre de lancement a réuni l’ensemble des acteurs clés impliqués dans les enjeux du financement durable de la biodiversité au Togo. Y ont pris part les partenaires techniques et financiers, les institutions publiques, le secteur privé ainsi que les organisations de la société civile, dans une dynamique de concertation et de co-construction.

Mis en œuvre par le PNUD depuis 2012, le programme BIOFIN accompagne les États dans l’évaluation de leurs besoins financiers liés à la biodiversité, la mobilisation de ressources innovantes et durables, ainsi que la structuration de mécanismes de financement adaptés aux contextes nationaux. À l’échelle mondiale, BIOFIN a permis de catalyser plus de 2,7 milliards de dollars dans 42 pays, à travers des instruments tels que les obligations vertes, les taxes innovantes et d’autres solutions de financement durable. Avec le soutien du FEM8, 91 nouveaux pays, dont le Togo, ont rejoint cette initiative internationale.

Le déploiement de BIOFIN au Togo constitue une étape majeure dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de préservation de la biodiversité. Le programme contribuera au renforcement de la protection des écosystèmes, à l’accompagnement des communautés locales dans des initiatives durables et à la sécurisation de financements pérennes pour les projets de conservation.

TROIS PHASES CLES POUR UNE BONNE REUSSITE

Concrètement, le processus s’articulera autour de plusieurs phases clés. La première consistera en une analyse des politiques publiques et des cadres institutionnels relatifs à la biodiversité, afin d’identifier les insuffisances existantes et de formuler des recommandations pour améliorer l’efficacité des stratégies en place. La deuxième phase portera sur l’examen des dépenses liées à la biodiversité, dans le but d’identifier les flux financiers favorables à la nature et ceux ayant des impacts négatifs sur les écosystèmes. Enfin, la troisième étape visera à estimer les besoins financiers nécessaires pour répondre efficacement aux priorités nationales et garantir un financement durable des actions de conservation.

Ces dernières années, le Togo a renforcé ses efforts en matière de protection de la biodiversité. Parmi les engagements majeurs figurent la restauration de plus d’un million d’hectares de paysages forestiers dégradés d’ici 2030, l’extension de la couverture forestière nationale à 26 %, ainsi que la mise en terre d’un milliard d’arbres au cours des dix prochaines années.

Retenons que l’adhésion au programme BIOFIN, par le Togo confirme sa volonté de faire de la biodiversité un pilier stratégique de son développement durable, en conciliant protection de la nature, résilience climatique et prospérité économique.

AKH

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