ATELIER REGIONAL DE L’OIBT A LOME : « LE TOGO EST AUJOURD’HUI UNE REFERENCE EN MATIERE DE RESTAURATION DES PAYSAGES FORESTIERS »
Par Hervé Levert
Représentant le ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, Professeur Komlan Dodzi Kokoroko, à l’ouverture de l’atelier régional de formation sur l’intégration des lignes directrices de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) dans les projets de restauration des paysages forestiers, qui se tient du 23 au 26 juin 2026 à Lomé, Komi Anthé, Directeur général de l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF) et Inspecteur des Ressources forestières, a mis en lumière les progrès réalisés par le Togo dans le domaine de la restauration forestière. Il revient sur les ambitions du pays et les raisons qui font du Togo un modèle pour plusieurs États africains.

Lors de votre intervention, vous avez affirmé que le Togo est aujourd’hui un modèle en matière de restauration des paysages forestiers. Pourquoi ?
Depuis plusieurs décennies, le Togo s’illustre par son engagement en faveur de la restauration des écosystèmes forestiers. Sous l’impulsion du Président du Conseil, le gouvernement a défini des objectifs ambitieux qui font de la restauration une priorité nationale. Depuis 2020, de nombreuses actions ont été entreprises et les résultats sont visibles sur le terrain. Le Togo a ainsi acquis une expérience qui suscite aujourd’hui l’intérêt de plusieurs pays africains.
En quoi l’approche actuelle de la restauration diffère-t-elle du simple reboisement ?
Pendant longtemps, lorsqu’on parlait de restauration, on pensait essentiellement au reboisement et à l’augmentation du couvert forestier. Aujourd’hui, l’approche a évolué. La restauration des paysages forestiers prend également en compte les dimensions sociales, économiques et environnementales. Il ne s’agit plus seulement de planter des arbres, mais de s’assurer que les communautés bénéficient réellement des actions menées et que celles-ci contribuent durablement au développement local.
Pourquoi la restauration des paysages forestiers est-elle devenue un enjeu majeur ?
Face aux défis du changement climatique, à la dégradation des terres et à la perte de biodiversité, la restauration des paysages forestiers apparaît comme l’une des solutions les plus efficaces. Elle permet de restaurer le couvert forestier, de protéger les ressources naturelles et d’améliorer les conditions de vie des populations. C’est un outil stratégique pour répondre aux préoccupations environnementales mondiales.
Le choix du Togo pour accueillir cette rencontre régionale est-il une reconnaissance des efforts du pays ?
Absolument. Si les 14 pays membres africains de l’OIBT sont réunis aujourd’hui au Togo, c’est parce que notre pays dispose d’expériences concrètes à partager. Les participants ne resteront pas uniquement en salle de formation. Ils effectueront également des visites de terrain afin de constater les avancées réalisées en matière de reboisement, de restauration des paysages et de mobilisation des communautés autour de ces initiatives.
Quelles sont les principales avancées enregistrées par le Togo dans ce domaine ?
Les avancées sont d’abord d’ordre stratégique et politique. Le gouvernement a fixé l’objectif de restaurer 1,4 million d’hectares de terres d’ici 2030. À cela s’ajoute l’ambitieux programme visant à mettre en terre un milliard d’arbres à l’horizon 2030. Ces engagements traduisent une volonté forte des plus hautes autorités de faire de la restauration un levier majeur du développement durable.
Comment les communautés participent-elles à cette dynamique ?
Aujourd’hui, les collectivités territoriales et les communautés locales sont pleinement engagées dans cette politique. Elles comprennent de plus en plus les bénéfices de la restauration, aussi bien pour la préservation des ressources naturelles que pour leur propre bien-être. Cette adhésion constitue un facteur essentiel de réussite.
Quel est l’objectif final poursuivi par le gouvernement togolais à travers ces initiatives ?
Notre ambition est claire : faire du capital naturel un moteur de développement, de transformation économique et de bien-être pour les populations. La restauration des paysages forestiers doit également contribuer à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique et à construire un Togo plus vert et plus durable.
FIN !

