BIODIVERSITE AU TOGO : L’INTEGRATION DU GENRE SE DISCUTE

La Rédaction

Du 4 au 6 mars 2026, une séance de travail s’est tenue à l’Université de Lomé, dans la salle collaborative UniPod, en vue de l’élaboration du draft du document d’analyse diagnostique de l’état des lieux de la prise en compte du genre dans la conservation de la biodiversité au Togo.

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Cette rencontre a réuni une trentaine d’acteurs issus des institutions publiques, des organisations de la société civile, des organisations féminines, des jeunes ainsi que des partenaires techniques et financiers. L’objectif principal était d’améliorer un document d’analyse destiné à servir de référence pour l’intégration effective du genre dans les politiques et initiatives de conservation de la biodiversité dans le pays.

Les travaux s’inscrivent dans le cadre du projet « Égalité du genre dans la conservation de la biodiversité (EGCB) », financé par l’Allemagne et le Canada et mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Cette initiative accompagne les efforts du Togo dans la mise en œuvre de sa Stratégie et Plan d’Actions National pour la Biodiversité (SPANB), alignée sur le cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal adopté en 2022.

Au cours des trois jours de travaux, les participants ont analysé la situation actuelle de l’intégration du genre dans les politiques, stratégies et programmes liés à la biodiversité au Togo. Les échanges ont également permis d’examiner les rôles, responsabilités, besoins et contributions des femmes et des hommes dans la gestion durable des ressources naturelles.

Les participants ont par ailleurs identifié plusieurs obstacles qui freinent l’intégration effective du genre dans le secteur de la biodiversité, notamment les contraintes institutionnelles, socioculturelles, juridiques et financières.

Pour approfondir les réflexions, trois commissions de travail ont été mises en place. La première s’est penchée sur l’analyse du cadre juridique, institutionnel et politique, la deuxième sur l’analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces ainsi que sur les orientations stratégiques, tandis que la troisième commission s’est consacrée à l’élaboration d’un plan d’actions.

Les travaux ont également permis d’entamer la cartographie des organisations de femmes et de jeunes engagées dans les initiatives de conservation de la biodiversité, ainsi que l’identification de groupements communautaires impliqués dans des actions transformatrices pour la protection de la nature.

À l’issue de cette rencontre, les résultats attendus devraient contribuer à renforcer l’approche genre dans les politiques nationales de conservation de la biodiversité et à promouvoir une participation plus inclusive des femmes, des jeunes et des communautés locales dans la gestion durable des ressources naturelles au Togo.

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