RECONSTITUTION DE LA FORET GALERIE DU ZIO : L’ACTION EXEMPLAIRE DE L’AJEDI AVEC LES FEMMES MARAICHERES
Par Hervé Levert
Sur les berges du fleuve Zio, entre Fidokpui et Tonokouti, la restauration des écosystèmes prend une dimension concrète. Portée par l’Association des Jeunes pour le Développement Intégré (AJEDI), l’initiative de reboisement engagée dans le cadre du projet WACA affiche aujourd’hui des résultats visibles et encourageants.

Sur le site, le Directeur Exécutif de l’ONG AJEDI, Sylvain AKATI, met en avant l’ampleur du travail réalisé : « Nous avons reboisé ici, entre 2021 et 2024, une superficie de 120 hectares. Aujourd’hui, les arbres que vous voyez témoignent du concret de nos actions, menées avec les femmes maraîchères installées le long du fleuve Zio », a-t-il indiqué.

Au cœur de cette réussite, l’implication des femmes maraîchères, véritables actrices de la restauration écologique. Leur engagement a permis la mise en terre de plus de 120 000 plants d’espèces variées, mêlant essences forestières et fruitières telles que le khaya, le Gmélina, le cola Gigantéa, mais aussi des citronniers, goyaviers, manguiers et palmiers.
Pour Sylvain AKATI, cette diversité végétale est essentielle : « Aujourd’hui, cette zone constitue une véritable forêt galerie. On y retrouve non seulement des espèces végétales, mais aussi une faune qui revient progressivement : les tortues, les oiseaux et même des espèces rares qui avaient disparu », a-t-il souligné, preuve d’un écosystème en pleine reconstitution.
Au-delà de l’aspect environnemental, cette initiative renforce la résilience des communautés locales et améliore les conditions de production agricole. Elle s’inscrit également dans la dynamique nationale de reboisement, contribuant à l’ambition du Togo de planter un milliard d’arbres à l’horizon 2030.

Par cette action structurante, AJEDI montre qu’une synergie entre organisations locales et communautés peut produire des résultats durables, au bénéfice de la biodiversité et des générations futures.
