RECHERCHE ET SAUVETAGE EN MER : LE RSC DE LOME SENSIBILISE LES COMMUNAUTES DE PECHEURS POUR SAUVER DES VIES
Par la Rédaction
Le Centre secondaire de recherche et de sauvetage (RSC) de Lomé a renforcé son dispositif de collaboration avec les communautés de pêcheurs du littoral togolais. Dans cette perspective, il a organisé, le vendredi 30 octobre 2026 à Aného, une séance de sensibilisation et de formation à l’intention des acteurs de la pêche. Cette rencontre, dernière étape d’une campagne déployée sur trois campements de pêche, vise à mieux préparer les pêcheurs à intervenir en cas d’accident ou de détresse en mer.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du RSC Lomé d’intégrer davantage les communautés de pêcheurs au dispositif national de recherche et de sauvetage (SAR). Après les premières séances organisées en septembre dans les campements de Kodjoviakopé et du Port autonome de Lomé, l’équipe a clôturé sa tournée à Aného, dans le campement situé à l’est du littoral togolais.
Pour le Colonel John BARARMNA-BOUKPESSI, chef du service RSC Lomé, cette démarche répond à une nécessité opérationnelle. Les pêcheurs, présents quotidiennement sur les plans d’eau, sont souvent les premiers témoins ou intervenants lors des accidents maritimes. Leur implication peut donc contribuer à réduire les délais d’intervention et à préserver des vies humaines.

À cet effet, le responsable du RSC a développé trois principaux messages au cours de son intervention :
– La genèse et la mission du dispositif SAR : faire comprendre aux pêcheurs l’origine et le fonctionnement du système de recherche et de sauvetage, ainsi que leur place dans ce mécanisme national.
– Les comportements à adopter en cas de sinistre maritime : renforcer leurs connaissances des bonnes pratiques et des gestes appropriés lorsqu’ils sont confrontés à des personnes en détresse, afin d’apporter une assistance efficace sans compromettre leur propre sécurité.
– La nécessité d’une mobilisation permanente : maintenir la collaboration avec les pêcheurs, les sensibiliser régulièrement et renforcer leurs capacités à travers des formations et des exercices pratiques.
« Une minute de perdue, c’est une vie de perdue », a rappelé le Colonel John BARARMNA-BOUKPESSI, soulignant l’importance de la rapidité d’intervention. Il a également annoncé l’organisation envisagée, en 2027 à Aného, d’un exercice de simulation en conditions proches de la réalité, avec la participation active des pêcheurs.

De son côté, M. BADJINA Koffi, chef de la division Navigation aérienne à l’ANAC-Togo, a rappelé la dimension internationale de cette mission. Il a souligné que le Togo, en tant qu’État contractant de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et de l’Organisation maritime internationale (OMI), s’est engagé à fournir des services de recherche et de sauvetage à toute personne, tout aéronef ou tout navire en détresse, sans distinction de nationalité, de statut ou d’origine.
Au-delà de la sensibilisation, cette initiative traduit donc la volonté des autorités compétentes de faire des communautés de pêcheurs des partenaires à part entière de la chaîne de secours en mer. Car, face aux situations de détresse maritime, la rapidité, la coordination et la maîtrise des bons gestes peuvent faire toute la différence.
En rappel, la sensibilisation s’est déroulée en présence des autorités administratives des Lacs, de l’ANAC-Togo, du Préfet maritime, du Haut Conseil pour la Mer, de la SNPT, du conseil municipal des Lacs 1 et des membres du bureau de la FENUCOOPETO.
FIN.

