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TOGO : AGBO-ZEGUE ONG MOBILISE LES COMMUNAUTÉS POUR LA CREATION DES AMCEZ

Par la Rédaction

Le concept d’Autres Mesures de Conservation Efficaces par Zone (AMCEZ), promu par la Convention sur la diversité biologique (CDB) était au cœur de l’atelier de deux jours tenu par AGBOZEGUE ONG, membre du collectif des Deltas du Golfe du Bénin, les 28 et 29 octobre 2026 à Aného, dans la commune des Lacs 1.

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L’atelier de formation a permis de former 30 leaders communautaires (chefs religieux, autorités coutumières, présidents de coopératives de pêcheurs/mareyeuses, élus locaux, points focaux d’ONG) aux outils de création et de gestion des Autres Mesures de Conservation Efficaces par Zone (AMCEZ), adaptés au contexte du Togo.

En effet, le paysage forestier et lagunaire de la Réserve de biosphère transfrontalière du delta du Mono constitue un réservoir écologique d’importance nationale et régionale partagé entre le Togo et le Bénin. Sur le territoire togolais, et plus particulièrement dans la zone d’intervention des Communes des Lacs, subsistent des reliques forestières côtières d’une valeur inestimable, à l’instar des forêts d’Akissa, d’Amevo, de Dougbanavé, de Mamboui, d’Avévé et de l’îlot Avelebe. Ces écosystèmes forestiers et insulaires jouent un rôle capital dans la conservation des habitats naturels, le maintien des services écosystémiques de régulation et le bien-être socio-économique des populations locales riveraines.

Cependant, ces espaces de haute valeur de conservation souffrent d’un vide de gestion critique. Ainsi, la protection des écosystèmes marins et côtiers précisément les forêts de mangroves devient primordiales.

À Aného, l’atelier de l’ONG AGBO-ZEGUE qui se situe dans le cadre du renforcement du plaidoyer du Collectif des Deltas du Golfe du Bénin pour l’océan et le climat, a été financé par la Fondation Roi Baudouin.

Ces espaces, essentiels à la biodiversité et aux moyens de subsistance des populations riveraines, subissent plusieurs pressions, dont les feux de brousse, la coupe de bois, le braconnage et l’agriculture sur brûlis.

Durant les deux jours, les participants ont été formés sur les outils AMCEZ, l’identification de sites potentiels, la cartographie participative et l’élaboration d’une feuille de route. L’approche favorise le consentement libre, préalable et éclairé des communautés, pour une conservation durable.

Le condensé de cette initiative est à retrouver dans le reportage vidéo sur Eplus Média TV.

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