QUINZAINE DE L’ENVIRONNEMENT : LA COTE D’IVOIRE SE MOBILISE POUR 2026, LE SILENCE INTERROGE AU TOGO
Par Hervé Levert
Alors que les enjeux climatiques s’imposent de plus en plus dans les politiques publiques africaines, la Côte d’Ivoire prend une longueur d’avance en lançant les préparatifs de la Quinzaine Nationale de l’Environnement et du Climat (QNEC) 2026. Une dynamique qui contraste avec une certaine discrétion observée du côté du Togo.

À Abidjan, c’est au Plateau que le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a réuni le comité de pilotage de cet événement d’envergure. Objectif : poser les bases de l’édition 2026, prévue du 3 au 17 juin, autour d’un thème engageant : « Je suis un citoyen écoresponsable pour une transition écologique juste ».
Les participants, représentants de ministères, partenaires techniques, secteur privé, collectivités et société civile ont passé en revue les acquis de 2025, validé les grandes orientations et affiné les stratégies de mobilisation. L’enjeu est clair : faire de cette quinzaine 2026 un moment fort de sensibilisation et d’action.
Pour le ministre Abou Bamba, la question environnementale ne peut être portée par un seul acteur. Il appelle à une synergie entre l’État, les collectivités locales, les entreprises, les chercheurs et les organisations citoyennes. « Des échanges francs, constructifs et orientés vers des résultats concrets » : c’est la ligne directrice fixée pour cette nouvelle édition selon le ministre.

Comme chaque année, la QNEC s’appuiera sur plusieurs rendez-vous internationaux majeurs, notamment la Journée mondiale de l’environnement, la Journée mondiale des océans et la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. À cela s’ajoutent des initiatives continentales et nationales, dont les Journées africaines de l’écologie et les Ivoire Eco-Awards.
Pendant ce temps, au Togo, peu d’annonces majeures filtrent pour l’instant autour d’un programme d’envergure similaire. Un silence qui interpelle, surtout dans une situation où les défis environnementaux, inondations, gestion des déchets, dégradation des terres deviennent de plus en plus pressants.
Cette différence de dynamique soulève une question : comment renforcer la visibilité et l’impact des actions environnementales au Togo ? Car à l’heure où les pays africains multiplient les initiatives pour engager leurs populations, la communication et la mobilisation apparaissent comme des leviers essentiels.
Par ailleurs, l’absence de la deuxième édition de la SNAP (Semaine Nationale des Aires Protégées) alimente les interrogations. Certains acteurs s’inquiètent également d’une possible annulation de la QEDD 2026.
Cependant, selon des sources fiables, l’édition 2026 de la QEDD devrait bel et bien se tenir. Si le calendrier habituel du mois de juin semble aujourd’hui compromis, une organisation en octobre est sérieusement envisagée.
«Nous avons rencontré quelques difficultés en début d’année, mais actuellement les préparatifs sont activement en cours afin de déterminer l’effectivité de l’évènement. Toutefois, compte tenu de la proximité du mois de juin, il devient difficile de maintenir cette échéance. Si l’événement est confirmé par les autorités, il serait plus réaliste de l’organiser en octobre. À mon avis, contrairement à certaines perceptions, il est tout à fait possible que l’événement se tienne en octobre », confie une source proche du dossier.
En attendant des annonces officielles, une chose est certaine : face à l’urgence climatique, le temps de l’action ne peut plus attendre.
