COP30 A BELEM : LE TOGO MISE SUR LA TRANSPARENCE ET LA MOBILISATION DES FINANCEMENTS CLIMATIQUES
La 30ᵉ Conférence des Parties (COP30) sur le climat, ouverte le 10 novembre 2025 à Belém au Brésil, se déroule dans un climat de fortes attentes, marqué par des appels à la vérité, au bilan et à un engagement renforcé mais aussi par des tensions palpables autour des questions de financement. Le Togo y participe activement, sous la conduite du ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, Dodzi Komlan Kokoroko, accompagné de la Directrice de l’Environnement, Mme Mery Yaou et une forte délégation.

Lors de la séance d’ouverture, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a donné le ton en installant une COP qu’il souhaite « déterminante ». Les agendas des trois principaux organes de négociation la COP, la CMA (Accord de Paris) et la CMP (Protocole de Kyoto) ont été validés.
« La plénière a été officiellement ouverte, les agendas adoptés, et les présidences des organes clé de cette COP ont été installées… » a expliqué Mme Mery Yaou Directrice de l’Environnement, à l’issue de la session.
Les activités et débats se poursuivent avec les organes subsidiaires (SBI et SBSTA) qui entament les grands sujets avant que la session ministérielle ne prenne des décisions afin d’aplanir les divergences persistantes.
La délégation togolaise à cette trentième messe climatique se positionne pour jouer un rôle actif dans les discussions. Ainsi, les négociateurs et techniciens participent aux travaux sur les thématiques inscrites à l’agenda, tandis que le pavillon du Togo abrite plusieurs sessions de partage d’expériences. En marge des travaux officiels, le pays animera également ses propres événements parallèles afin de présenter ses avancées, ses défis et ses besoins de collaboration internationale.
« Nos négociateurs participeront aux sessions techniques sur les divers sujets inscrits à l’agenda. Au pavillon du Togo, nous partagerons nos projets et initiatives en matière d’action climatique », rappelle Mme Yaou.
La mobilisation des financements, priorité absolue
Pour le Togo, comme pour de nombreux pays africains, cette COP doit permettre de franchir un cap en matière de financements climatiques. Les attentes sont fortes, notamment pour appuyer les efforts d’adaptation et d’atténuation.
« La question de la mobilisation des ressources est fondamentale. Aucune action ne peut se mettre en œuvre sans un financement conséquent », insiste Mme Yaou. Et pour y arriver, plusieurs rencontres bilatérales sont ainsi programmées avec des partenaires techniques et financiers, pour renforcer les mécanismes de coopération.
La “COP du bilan” : un appel à la vérité
Qualifiée de « COP du bilan », la conférence doit faire le point sur les engagements pris depuis l’Accord de Paris. La Directrice de l’Environnement appelle à plus de transparence : « Depuis longtemps, les promesses financières tardent à se concrétiser. Nous espérons que cette COP nous dira clairement comment les ressources seront mobilisées au profit des pays en développement. »
Dans cette dynamique, le Togo plaide pour des engagements concrets, mesurables et assortis d’un calendrier d’exécution.
Alors que les travaux se poursuivent à Belém, la délégation togolaise reste positive sur les discussions, avec l’espoir que cette COP facilitera une action concrète pour le climat et la planète.
