COMMERCE EXTERIEUR AU TROISIEME TRIMESTRE 2025 : PHOSPHATES ET CACAO MOTEURS DES EXPORTATIONS TOGOLAISES
Au troisième trimestre 2025, les exportations du Togo se sont établies à 259,3 milliards de FCFA, pour un volume global estimé à 1,21 million de tonnes. Dix produits concentrent à eux seuls 65,1 % de la valeur totale des ventes extérieures, traduisant une forte dépendance du commerce extérieur à un nombre limité de filières stratégiques.

Les phosphates naturels notamment le calcium, les alumino-calciques et les craies phosphatées occupent la première place avec des exportations évaluées à 56,3 milliards de FCFA pour un volume de plus de 547 000 tonnes, soit 21,7 % des recettes d’exportation. Le cacao brut ou torréfié arrive en deuxième position, générant 21,8 milliards de FCFA, représentant 8,4 % de la valeur totale. Il est suivi par les clinkers de ciment, qui ont rapporté 15,6 milliards de FCFA, équivalant à 6 % des exportations.
Le classement est complété par les tourteaux de soja (13,9 milliards de FCFA), les produits pétroliers raffinés (12,8 milliards de FCFA) et les articles en plastique (12,1 milliards de FCFA). Figurent également parmi les principaux produits exportés les motocycles (11,2 milliards de FCFA), les produits de beauté (10,5 milliards de FCFA), l’huile de palme raffinée (8,1 milliards de FCFA) et les articles capillaires (6,4 milliards de FCFA).
Du côté des importations, la structure reste dominée par les produits pétroliers raffinés, qui constituent le premier poste avec 89,9 milliards de FCFA pour un volume de 210 000 tonnes, soit 17,6 % des achats extérieurs. Les véhicules destinés au transport de personnes occupent la deuxième place avec 19,9 milliards de FCFA (3,9 %), suivis des médicaments conditionnés, évalués à 18,0 milliards de FCFA, représentant 3,5 % des importations.
Dans l’ensemble, cette configuration met en évidence la prépondérance persistante des matières premières dans les échanges extérieurs du Togo, tout en révélant une progression notable des produits manufacturés et de consommation courante. Elle souligne également le rôle stratégique des hydrocarbures dans la balance commerciale nationale, aussi bien à l’exportation qu’à l’importation, confirmant les enjeux de diversification et de transformation locale de l’économie togolaise.
