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CHANGEMENT CLIMATIQUE : « LES COMMUNAUTES DOIVENT RENFORCER LEUR RESILIENCE FACE AUX ALEAS »

Par Hervé Levert

Face à la multiplication des inondations, des sécheresses et des évènements climatiques extrêmes, l’adaptation devient une nécessité pour les communautés. Au Togo, les Plans Régionaux d’Adaptation proposent des solutions élaborées avec les acteurs locaux pour renforcer la résilience des populations et préserver les ressources naturelles.

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Dans cette interview de la rédaction Eplus Média, Madame Dao Baloukiyém Prénibè, Experte en Adaptation au Changement Climatique à la FAO, explique les causes du changement climatique, les pratiques d’adaptation et les actions mises en œuvre par la FAO au profit des communautés.

Aujourd’hui, lorsqu’on parle de changement climatique, à quoi doit-on penser exactement ?

Le changement climatique correspond à une variation durable du climat, observée sur une longue période voir 30 ans, notamment à travers l’évolution des températures, des précipitations ou encore des vents. Ces changements sont principalement liés aux activités humaines qui émettent des gaz à effet de serre et contribuent au réchauffement de l’atmosphère.

Quels sont les principaux gaz concernés et quelles activités contribuent à leur émission ?

Le principal est le CO₂ appelé dioxyde de carbone issu notamment de la combustion des énergies fossiles et de la déforestation. Les arbres jouent un rôle important dans l’absorption du CO₂. Lorsqu’ils sont détruits, cette capacité de séquestration diminue. Il y a également le méthane (CH4) produit notamment par l’élevage et certaines pratiques rizicoles, ainsi que le protoxyde d’azote (N2O), lié entre autres à l’utilisation excessive d’engrais agricoles.

Comment les communautés peuvent-elles s’adapter à cette situation ?

Il faut mettre en œuvre des pratiques d’adaptation pour renforcer la résilience face aux inondations, aux sécheresses, aux vents violents et à d’autres aléas. Le Togo dispose d’un Plan national d’adaptation, décliné en Plans Régionaux d’Adaptation. Ces plans proposent des solutions élaborées avec les populations et les acteurs locaux.

Dans l’agriculture, l’agroforesterie constitue par exemple une importante mesure d’adaptation. Elle contribue à maintenir l’humidité et la fertilité des sols. La collecte et le stockage des eaux de pluie peuvent également soutenir les activités agricoles et d’élevage. Individuellement, chacun peut aussi planter des arbres et adopter de bonnes pratiques agricoles.

Quelles actions la FAO mène-t-elle pour accompagner les communautés ?

Dans le cadre du projet FFF, la FAO a notamment accompagné des organisations de producteurs agricoles et forestiers dans le reboisement et le développement d’activités génératrices de revenus, afin de réduire la pression sur les ressources forestières.

Dans la région Maritime, avec le financement du Fonds pour l’environnement mondial, sur le projet R4C Togo, élaboré avec l’appui technique de la FAO, des communautés côtières développent également des activités vertes, notamment l’élevage d’escargots, la pisciculture et la fabrication d’objets à base de nervures de palme. Des formations permettent aussi aux populations de mieux comprendre les manifestations du changement climatique et d’adopter des pratiques de production plus durables.

Madame Dao Baloukiyem Prénibè, merci.

Merci beaucoup, Monsieur le journaliste.

FIN.

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