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QUAND LE MONO ET LE ZIO AVANCENT, LES POPULATIONS DOIVENT SIMPLEMENT CEDER !

Par Hervé Levert

La montée inquiétante des eaux dans le bassin du Zio ravive les souvenirs douloureux des populations des zones inondables du sud du Togo. Dans le Bas-Mono, où les crues du fleuve Mono ont marqué plusieurs générations, l’alerte lancée le 04 juin 2026 par le ministère de la Sécurité doit être suivie avec une attention particulière.

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À Afomonou, Avégbo, Gbandi, Hontowou, Togbodji dans le canton d’Agomé-Glozou, les habitants savent ce que représente une montée rapide des eaux. Chaque saison pluvieuse apporte son lot d’inquiétudes. Les champs sont menacés, les habitations fragilisées et les déplacements deviennent parfois impossibles. Les inondations de 2018, 2019, 2021 et 2023 ont laissé des traces profondes dans ces communautés riveraines du Mono. Cette situation a été vécue aussi par les populations de Gogo Kondji, Tokpli et autres. Des maisons avaient été envahies par les eaux, des récoltes détruites et plusieurs villages temporairement isolés.

À Gbandi et Avégbo, des habitants se souviennent encore des nuits passées à surveiller les digues de protection construites pour freiner l’avancée du fleuve. Selon plusieurs rapports et témoignages recueillis ces dernières années, lorsque le Mono déborde, des localités comme Agomé-Glozou, Afomonou, Hontowou et Togbodji figurent parmi les plus exposées. Ce qui témoigne la présence permanente de l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) et de la Croix Rouge dans ces localités.

Face aux prévisions annonçant la poursuite des pluies dans les semaines à venir, les autorités appellent les riverains à renforcer leur vigilance. Les populations sont invitées à suivre les alertes, à éviter les zones à risque et à se préparer à une éventuelle évacuation en cas d’aggravation de la situation.

C’est toute l’information qui se rertouve dans le communiqué rendu public le 4 juin 2026, par le ministre de la Sécurité, Calixte Batossie Madjoulba.

Selon les services techniques chargés du suivi hydrologique, comme l’indique le communiqué, les niveaux d’eau enregistrés dans plusieurs stations de mesure présentent une évolution préoccupante. Les communes de Zio 1, Zio 2, Zio 3, Zio 4, Agoè-Nyivé 2, Agoè-Nyivé 4, Golfe 1 et Golfe 6 figurent parmi les localités les plus exposées.

La situation pourrait davantage se compliquer dans les prochains jours. Les prévisions météorologiques annoncent en effet la poursuite des pluies au cours des prochaines semaines, avec un risque accru d’inondations pouvant affecter les habitations, les infrastructures et les activités économiques des populations riveraines.

Face à cette menace, le déclenchement du Système d’Alerte Précoce (SAP) n’est plus du nouveau. La chaine des PC-Team de la Croix rouge, les CDQ, CVD, CCD, les volontaires, les agents de l’Anpc, le Comité préfectoral de gestion des catastrophes est déjà huilée pour la sensibilisation.

Pour ce faire, le ministère recommande d’éviter les activités dans ou à proximité des cours d’eau, notamment la baignade, la traversée des rivières et les travaux domestiques au bord des berges. Une attention particulière est demandée pour les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes handicapées et les personnes vivant avec un handicap.

Les habitants des zones à risque sont par ailleurs invités à se préparer à une éventuelle évacuation si les autorités en donnent l’instruction.

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