DANS LA FORET, CHAQUE ARBRE RACONTE UNE HISTOIRE
Par la Rédaction / #45JrsCapSurJuin2026 / Episode 13
Lorsque l’on s’aventure dans les forêts du Togo, notamment à Akissa dans les Lacs ou à Godjé-Godjin dans le Yoto, l’expérience dépasse largement la simple balade. Dès les premiers pas, un sentiment de respect s’impose. Ce ne sont pas seulement les arbres qui impressionnent, mais leur présence. Leurs troncs larges, solides, presque imposants, témoignent du temps qui passe lentement, patiemment. On comprend vite que l’on se trouve face à des êtres vivants qui ont traversé des décennies.

Dans ces forêts, chaque arbre raconte une histoire silencieuse. Les forestiers le savent bien : une forêt ne se résume pas à une accumulation d’arbres serrés les uns contre les autres. Sa richesse se lit dans la maturité de ses géants. Un arbre qui a pris le temps de grandir, d’épaissir son tronc, devient un véritable pilier de l’écosystème. Il stocke du carbone, abrite des espèces, protège les sols, régule le climat local et de soutenir la biodiversité autour de lui.
La forêt urbaine d’Aného est un cas spécial qui reflète le message de cette régulation et de la séquestration du carbone.
Dans ces espaces verts, chaque tronc large raconte des dizaines d’années de vie. Les feuillages forment des voiles verts, filtrant la lumière du soleil et créant un paysage à la fois apaisant et majestueux. Plus un arbre est épais, plus il devient un repère dans la forêt, une part essentielle de l’écosystème qui soutient les oiseaux, les insectes et les petites plantes qui l’entourent.
Cette relation entre l’homme et la forêt repose sur un équilibre fragile. Ici, on ne coupe pas un arbre au hasard. Les communautés et les forestiers privilégient les arbres arrivés à maturité, reconnaissables à l’épaisseur de leur tronc. C’est une manière de respecter le cycle de la nature, de permettre à la forêt de se renouveler sans s’appauvrir.
Dans cette logique de préservation, les autorités togolaises ont renforcé le cadre réglementaire. L’arrêté n°034 du MERFPCCC, signé le 17 mars 2026 par le ministre professeur Kokoroko, rappelle aux acteurs du secteur du bois l’importance de se conformer aux règles en vigueur. L’objectif est clair : protéger les ressources forestières et garantir leur exploitation durable.
Au fond, se promener dans ces forêts, c’est bien plus qu’une activité de loisir. C’est une leçon de patience, d’humilité et de respect. Ces arbres, avec leurs troncs robustes et leurs racines profondes, nous rappellent que la nature ne se presse jamais. Elle construit dans le temps. Et préserver ces géants aujourd’hui, c’est offrir aux générations futures la chance de ressentir, elles aussi, cette même fraîcheur, ce même émerveillement.
Dans ces forets que nous avons énuméré plus haut, il faut le rappeler que la vie est douce avec un climat tempéré dans les villages qui les bordent. L’autre exemple est cette histoire de la petite forêt Awatsè qui se trouve dans la préfecture de Bas-mono plus précisément à Matchalè. A votre entrée dans le village, une fraicheur qui rend visite. Et à votre sortie vous ressentez directement un changement dans le climat.
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