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PLASTIQUES : LA SOCIETE CIVILE CONGOLAISE HAUSSE LE TON

Par la Rédaction avec Naturel Cd

Des organisations environnementales, des étudiants, des scientifiques, des universitaires et des représentants des médias de la République démocratique du Congo ont appelé le gouvernement congolais à maintenir une position ambitieuse lors des prochaines négociations du Traité mondial sur les plastiques. Cette déclaration a été faite à Goma, ce 22 mai 2026.

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Dans une lettre de position commune adressée à Jean-Marie Bope, point focal national du Comité intergouvernemental de négociation (CIN) sur la pollution plastique, les signataires ont insisté sur la nécessité pour la RDC de jouer un rôle moteur dans l’élaboration d’un instrument international juridiquement contraignant visant à mettre fin à la pollution plastique.

Réunis à Goma, les participants ont rappelé que les communautés congolaises subissent déjà les conséquences de l’accumulation des déchets plastiques dans les villes, les cours d’eau, les terres agricoles et les écosystèmes naturels. « Notre pays, qui abrite le deuxième plus grand massif forestier tropical du monde et d’importantes ressources en eau, possède une voix unique dans ces négociations internationales », soulignent les signataires.

Selon eux, la prolifération des déchets plastiques contribue à l’obstruction des caniveaux dans plusieurs villes du pays, aggravant les inondations et favorisant la propagation de maladies telles que le choléra. Ils alertent également sur les effets néfastes de l’incinération des déchets plastiques, qui dégrade la qualité de l’air et participe aux émissions de gaz à effet de serre.

Les organisations signataires s’inquiètent également des projections mondiales indiquant que la production de plastique pourrait tripler d’ici 2060 si aucune mesure forte n’est adoptée. Elles rappellent que moins de 10 % des plastiques produits dans le monde sont effectivement recyclés, estimant que le recyclage seul ne permettra pas de résoudre la crise actuelle. Pour la société civile congolaise, un traité efficace doit couvrir l’ensemble du cycle de vie des plastiques, depuis leur production jusqu’à leur élimination, tout en protégeant la santé humaine, les droits humains, la biodiversité, l’environnement et le climat. Les participants demandent également à la délégation congolaise de soutenir l’élimination progressive des substances chimiques dangereuses utilisées dans les plastiques, de promouvoir la transparence dans la mise en œuvre du futur traité et de veiller à ce qu’aucune communauté affectée par la pollution plastique ne soit exclue du processus.

La lettre insiste par ailleurs sur l’importance de garantir une participation active de la société civile, des scientifiques, des peuples autochtones et des communautés directement touchées par la pollution plastique dans toutes les étapes des négociations internationales. Les signataires plaident également pour la mise en place d’un mécanisme financier robuste capable d’accompagner les pays en développement dans la mise en œuvre du futur traité et soutiennent l’adoption de mécanismes de prise de décision efficaces lorsque le consensus ne peut être atteint.

À travers cette déclaration, les organisations environnementales et les acteurs académiques congolais estiment que la RDC a l’opportunité de renforcer son leadership dans la lutte mondiale contre la pollution plastique et le changement climatique. « Le peuple congolais attend de ses représentants qu’ils protègent son territoire, sa santé et son avenir », conclut la déclaration adoptée à Goma le 22 mai 2026.

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