REBOISEMENT ET FONCIER : LE COMMANDANT GBENIN KODJO BENJAMIN CLARIFIE LA POSITION DE L’ÉTAT
45 jours d’articles pour annoncer juin 2026 / EPISODE 35
Intervenant sur la question sensible du foncier dans les projets de reboisement au micro du journal Eplus Médias, le Commandant GBENIN Kodjo Benjamin a tenu à apporter des précisions sur l’occupation des domaines publics et les garanties offertes aux communautés locales.

Selon le directeur de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique de la région des plateaux-est, plusieurs espaces appartenant normalement à l’État sont aujourd’hui occupés de manière anarchique. Il cite notamment les flancs des montagnes, les berges des fleuves ainsi que certaines réserves administratives des communes, parfois loties ou exploitées illégalement par des communautés.
« Les flancs des montagnes qui sont normalement des propriétés de l’État, les berges des fleuves, sont occupés et parfois même lotis par les communautés. Ensuite, les réserves administratives des communes, qui devraient rester disponibles, sont en majorité occupées de façon illégale », a expliqué le Commandant Gbenin.
Face aux opérations de reboisement, certaines collectivités expriment des inquiétudes, craignant une confiscation de leurs terres par l’État. Une méfiance que le responsable tente de dissiper.
Le directeur régional rassure que les campagnes de reboisement menées actuellement concernent essentiellement les domaines publics destinés à l’intérêt collectif. Il s’agit notamment des espaces appartenant aux communes, aux établissements scolaires, aux centres hospitaliers et à d’autres infrastructures publiques.
« Nos reboisements sont faits dans les domaines publics. C’est pour les communes, les écoles et les centres hospitaliers », a-t-il souligné avant de préciser que dans le cas où un particulier souhaiterait s’engager dans un projet de reboisement avec l’État, les conditions seront clairement définies dès le départ afin d’éviter tout conflit futur.
« S’il y a un contrat de reboisement entre un particulier et l’État, les clauses seront définies au départ », a conclu le Commandant Gbenin Kodjo Benjamin des Plateaux-Est.
Cette clarification intervient dans un contexte où les initiatives de restauration du couvert végétal se multiplient au Togo avec la campagne nationale de reboisement intensif, alors que les enjeux liés à la gestion des terres restent au cœur des préoccupations des communautés locales et des autorités.
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