
Situé au Nord-est d’Afagnan, à plus de 15 km au Sud de Tabligbo (Yoto), le village de Kpétsou est au cœur d’une vague d’intoxications alimentaires d’une gravité inhabituelle. L’incident qui s’est produit dans la préfecture de Bas-Mono, entre la nuit du dimanche 27 et le lundi 28 juillet 2025, vient de la consommation d’un bouillon de sang dénommé en langue locale du milieu « Houmbli ».
24 heures chrono : ces évènements se déroulent entre dimanche et lundi
Nous sommes le dimanche 27 juillet 2025. Il s’agit du jour du marché de Kpalogo, un marché de nuit qui démarre habituellement à partir de 20 heures et plus. Le plat incriminé est un bouillon à base de sang de bœuf, localement appelé Houmbli. Ce met populaire, a été proposé par des vendeurs ambulants venus, selon le témoignage d’un conducteur de tricycle natif de Kpétsou, de la localité et d’autres du village voisin de Tabligbo (préfecture de Yoto). C’est donc sur le marché de Kpalogo, ce soir du 27 juillet, que plusieurs habitants se sont procuré ce produit, sans se douter du danger.
Décès communautaires et décès cliniques
Dès le lendemain matin, les premiers symptômes apparaissent : vomissements, douleurs abdominales aigües, diarrhées violentes. Très vite, des cas graves affluent vers le centre de santé de Kpétsou, puis vers l’hôpital Saint-Jean de Dieu d’Afagnan. Le drame a coûté la vie à deux personnes directement dans le village de Kpétsou et deux autres décès enregistrés le lundi 28 juillet. Selon une source médicale jointe par notre rédaction depuis Afagnan, ils sont actuellement plus de trente personnes à être hospitalisées. Selon notre source, certaines sont dans un état critique, mais prises en charge à temps.
Enquête sanitaire et riposte des autorités : Une vendeuse ou un vendeur ?
Le ministère de la Santé a immédiatement réagi en déclenchant une alerte sanitaire. Une enquête est en cours pour identifier la cause exacte de l’intoxication bactérienne, toxique ou autre et pour retrouver la vendeuse ou le vendeur.
Selon les informations reçus de nos sources, nous sommes tombés sur deux choses.
Une vendeuse: cette dernière est étonnée d’apprendre que tous ceux qui ont consommé son bouillon sont tombés malade et que mort s’en est suivie. Pour elle, le bouillon a été consommé par elle-même et d’autres personnes à Atikéssimé, un autre marché du périmètre. Son étonnement pousse à un point d’interrogation sur la situation et les conditions de l’incident dont il faut enquêter.
Un vendeur: selon une source contactée depuis Tabligbo, un vendeur aurait quitté Tabligbo pour vendre les bouillons dans le marché de Kpétsou. Selon l’information reçue, une arrestation aurait eu lieu à Tabligbo ce mardi 29 juillet. Mais cette information n’a pas encore été confirmée par les autorités.
Dans cette situation, la Direction préfectorale de la santé et de l’hygiène publique de Yoto a rapidement tiré la sonnette d’alarme, après avoir reçu plusieurs signalements de diarrhées aiguës, vomissements, douleurs abdominales sévères et, dans certains cas, vomissements de sang, symptômes rapportés dès les premières heures du lundi 28 juillet.
Voici l’interrogation de la rédaction
Face à cette situation critique, et sachant que plusieurs prélèvements ont été fait et envoyés à Lomé pour des analyses, l’on doit se poser plusieurs autres questions.
- L’on fait face à deux informations sur ceux qui ont vendu les bouillons dans le marché. Est-ce que le prélèvement a été fait sur les deux étalages ou pas ?
- Si tous ceux qui ont consommés ce bouillon le dimanche 27 juillet à Kpalogo sont malades, qu’en est-il des autres consommateurs du marché d’Atikéssimé ?
- Nous sommes dans les moments champêtres, et si le bouillon était sain et que les consommateurs étaient contaminé par un produit chimique agricole ?
- Dans quels plats les bouillons ont été servis ?
- Peut-il avoir des contaminations sur l’absence de vigilance des habitants venus des champs pour le marché ?
- Une intoxication ne peut-elle pas venir de mains souillées des produits chimiques?
- Mais comment cela pourrait-il être réel si plusieurs personnes sont touchées. Un tel grand nombre de personnes serait négligeant à tel point ?
En tout cas, rien n’est sûr !
Cette situation est semblable à un épisode de 24 heures chrono. Il est très important que la maison blanche envoie un Jack Bauer sur les lieux. Et si cela semble impossible, l’autre atout est de faire appel à l’équipe de O’Bryan et son équipe »SCORPION » pour une solution efficace.
Nous y reviendrons !
