SENEGAL / CLIMAT : LE TOGO ENGAGE DANS LA DYNAMIQUE DU RESEAU DE SANTIAGO POUR FAIRE FACE AUX PERTES ET DOMMAGES

Ouvert le 22 juillet, l’atelier stratégique régional sur l’assistance technique au profit des Pays les Moins Avancés (PMA) et des Petits États Insulaires en Développement (PEID) d’Afrique s’achève ce jeudi 24 juillet 2025 à Saly, au Sénégal.
Organisée dans le cadre du Réseau de Santiago, cette rencontre de haut niveau a réuni des représentants gouvernementaux, des experts climatiques et des partenaires internationaux, autour d’un enjeu central : gestion des risques de catastrophes naturelles.
Trois jours pour faire avancer l’initiative de Santiago
Ce rendez-vous régional qui permet de renforcer les capacités des pays vulnérables face aux pertes et dommages causés par les catastrophes climatiques, visait trois objectifs majeurs.
D’une part, il s’agissait de renforcer la mise en œuvre de l’initiative de Santiago, un mécanisme mondial dédié à l’appui technique des pays confrontés aux impacts irréversibles des changements climatiques.
Ensuite, les travaux ont permis de clarifier les procédures d’élaboration et de soumission des requêtes d’assistance technique, afin d’améliorer l’accès des pays membres aux ressources et expertises disponibles.
Enfin, l’accent a été mis sur l’opérationnalisation effective de cette initiative sur le terrain, par des actions concrètes, coordonnées et adaptées aux réalités locales.
Le Togo dans une dynamique proactive
Présent à cette rencontre régionale, le Togo a réaffirmé sa volonté de jouer un rôle actif dans cette dynamique de coopération et de renforcement des capacités. Représenté par le Lieutenant-Colonel Yoma BAKA, Directeur Général de l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) et une délégation du ministère de l’environnement et des ressources forestières (Merf), le pays prépare déjà des actions concrètes.
« Le Togo s’apprête à soumettre un projet pour une assistance technique sur les pertes et dommages dues aux changements climatiques. C’est une étape cruciale pour apporter des solutions structurelles à nos défis climatiques les plus urgents », a déclaré à Eplus Média, le Lieutenant-Colonel BAKA Yoma.
Le Togo, confronté à des phénomènes tels que les inondations, l’érosion côtière ou encore la variabilité des saisons agricoles, voit dans le Réseau de Santiago une opportunité stratégique de mobiliser une expertise internationale et de renforcer ses capacités nationales d’anticipation et de réponse.
À l’issue des trois jours de travaux, les pays participants ont donc une meilleure compréhension des procédures d’accès au soutien technique, mais aussi sont animés d’un engagement renouvelé à renforcer leur résilience face aux dérèglements climatiques.
Pour le Togo, cette étape marque le début d’un processus de transformation de la gestion des risques climatiques, en lien direct avec les objectifs de développement durable et les engagements pris au niveau international.
Hervé
