COP20 DE LA CITES : QUE RETENIR DES CINQ PREMIERS JOURS DE NEGOCIATIONS ?

La vingtième Conférence des Parties (CoP20) à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) a entamé sa première semaine sous un rythme soutenu. Durant ces cinq jours, les délégués se sont réunis en deux sessions parallèles, marquant des avancées importantes sur plusieurs dossiers sensibles liés à la conservation et au commerce des espèces menacées.

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Plusieurs comités été mis en place pour des discussions sur des thématiques précises. Ainsi deux comités phares ont travaillé sur la thématique des espèces marines et le commerce illicite.

Progrès notables au Comité I : les espèces marines au cœur des discussions

Manal Biheri_CITES COP20_28Nov_photo

Le Comité I s’est focalisé sur l’avenir des espèces marines, un enjeu majeur alors que la pression liée à la surpêche, au commerce international et à la dégradation des écosystèmes s’intensifie.

Durant ces premières journées, plusieurs propositions d’inscription de nouvelles espèces marines aux annexes de la CITES ont été adoptées, renforçant ainsi leur protection réglementaire.

Ces décisions concernent notamment des espèces soumises à une forte demande sur le marché mondial, avec l’objectif de mieux encadrer leur commerce international et de limiter les risques d’extinction. Pour de nombreux participants, ces avancées témoignent d’une prise de conscience accrue des menaces pesant sur les ressources marines.

Comité II : conformité, commerce illicite et lutte contre le trafic

Comité 2 Fauna and flora international delegates_CITES COP20_28Nov_photo

Parallèlement, le Comité II a consacré ses travaux à des questions liées au respect des obligations par les États parties, à la lutte contre le commerce illicite des espèces sauvages et à l’amélioration de l’application des lois.

Les débats ont porté sur des espèces particulièrement vulnérables, au cœur des circuits de trafic mondial :

Les grands félins asiatiques (Felidae spp.), ciblés pour leurs peaux, leurs os et d’autres dérivés ;

Les grands singes (Hominidés spp.), victimes de la destruction des habitats et du commerce illégal ;

Le jaguar (Panthera onca), de plus en plus menacé en raison d’un trafic transcontinental croissant ;

L’antilope saïga (Saiga spp.), espèce emblématique des steppes d’Asie centrale, fragilisée par un braconnage persistant.

Les États ont échangé sur les stratégies pour renforcer la coopération transfrontalière, améliorer la surveillance, et soutenir les pays confrontés au trafic organisé. Les premières résolutions esquissées vont dans le sens d’un durcissement des mécanismes de conformité et d’un meilleur partage d’informations entre agences de lutte contre la fraude.

Ces cinq premiers jours ont montré un engagement fort de la communauté internationale à consolider la protection des espèces, malgré des divergences persistantes sur certains dossiers sensibles. Les discussions ont confirmé l’importance croissante de la CITES dans la lutte contre le commerce illégal, tout en soulignant la nécessité d’un financement plus robuste des mécanismes de surveillance et d’application.

La suite de la conférence devrait aborder des sujets tout aussi déterminants, notamment l’avenir des espèces terrestres menacées, la traçabilité des produits issus de la faune et de la flore, ainsi que les défis posés par l’essor du commerce en ligne.

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