GOLFE 1 / KÉGUÉ-ZOGBÉDJI : DES INFRASTRUCTURES SOUS PRESSION FACE AUX REALITES DES INONDATIONS

Par la Rédaction

Au Togo, la question de l’état des installations publiques et communautaires revient avec insistance, surtout à l’approche de la saison des pluies. Routes dégradées, systèmes de drainage insuffisants, équipements vieillissants : le constat, même s’il varie d’une zone à une autre, met en évidence des fragilités qui interrogent la capacité de résilience du pays.

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Dans la capitale, Lomé, plusieurs quartiers restent fortement exposés aux inondations. En cause : des caniveaux souvent obstrués ou mal dimensionnés. À chaque forte pluie, le scénario est le même : routes impraticables, maisons envahies par les eaux, activités économiques ralenties. Une réalité qui illustre les limites des infrastructures d’assainissement face à une urbanisation rapide.

Kégué-Zogbédji / Image 2 – Mawuwoè

À Kégué-Zogbédji, dans la commune du Golfe 1, à environ un kilomètre de Klobatèmé, la situation est particulièrement préoccupante. Après les pluies, la route Kégué-Djagblé devient un véritable piège, presque un « tombeau à ciel ouvert ». Les caniveaux, remplis d’ordures, d’herbes et de sable, disparaissent sous les eaux de ruissellement qui recouvrent la chaussée. Résultat : automobilistes, motocyclistes et piétons circulent sans repères, exposés à des risques réels. De part et d’autre de la route, ces caniveaux invisibles peuvent facilement engloutir les roues des engins, provoquant des accidents.

Depuis janvier 2026, le calendrier saisonnier publié par les services météorologiques alerte pourtant sur la nécessité de prendre des mesures préventives pour limiter les dégâts liés aux pluies. Dans plusieurs quartiers de la capitale, des opérations d’assainissement sont effectivement en cours. Mais à Kégué-Zogbédji, le désengorgement des caniveaux reste un défi. Si les efforts engagés sont à saluer, ils se heurtent à une réalité persistante : la prolifération rapide des herbes et, surtout, des ouvrages laissés ouverts après intervention, ce qui augmente encore les risques.

Kégué-Zogbédji / Image 3 – Mawuwoè

À ces difficultés s’ajoute un enjeu sanitaire. Dans ce quartier, pourtant habité par de nombreux cadres, les populations font face à une recrudescence de maladies comme le paludisme et la diarrhée, favorisées par les eaux stagnantes et l’insalubrité.

Kégué-Zogbédji / Image 4 – Mawuwoè

La problématique de l’assainissement et du déficit d’infrastructures adaptées dépasse largement Kégué-Zogbédji. Elle concerne plusieurs communes de la capitale, mais aussi l’intérieur du pays. Dans des localités comme Afagnan, Avéta, Attiégou, Tchamba ou Sokodé, les défis prennent une autre forme. Les pistes rurales, souvent en terre, deviennent difficilement praticables en saison des pluies, compliquant l’accès aux marchés, aux centres de santé et aux écoles. Cette situation freine le développement local et renforce l’isolement de certaines communautés.

Kégué-Zogbédji / Image 5 – Mawuwoè

Au final, l’état des installations au Togo met en lumière un défi bien connu : construire des infrastructures, mais surtout les entretenir et les adapter à des réalités en constante évolution. En ce moment de l’agrandissement des aléas climatiques, la qualité et la résilience des équipements deviennent des enjeux majeurs, à la fois pour la sécurité, la santé publique et le développement durable.

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