CBI : LE BENIN PREND LA PRESIDENCE AVEC LE DR URBAIN BRITO, A QUOI DOIT-ON S’ATTENDRE ?
Par la Rédaction
Le Bénin prend les commandes de la Commission baleinière internationale (CBI). À l’issue de la 70ᵉ réunion de l’institution, tenue à Hobart, en Australie, le Dr Urbain Brito a été élu président pour la période 2026-2028. Une accession qui intervient alors que la Commission reste profondément divisée entre défenseurs d’une conservation renforcée des cétacés et partisans d’une approche fondée sur l’utilisation durable.

Cette présidence africaine suscite d’autant plus de questions que le Dr Brito, commissaire du Bénin à la CBI, avait voté contre la création du Sanctuaire baleinier de l’Atlantique Sud lors de la CBI69, en 2024. Le Bénin figurait également parmi les 18 pays ayant voté contre la proposition à la CBI70, le 2 octobre 2026. La proposition a obtenu 39 voix favorables, contre 18, sans atteindre la majorité requise.
Après son vote contre la proposition, voici son message d’explication : « Notre pays (parlant du Bénin) remercie la Commission baleinienne internationale pour l’examen de la proposition relative à la création du sanctuaire baleinier dans l’Atlantique Sud, mais nous réaffirmons à cette occasion notre attachement à la conservation des cétacés, à la protection de la biodiversité et surtout à l’utilisation durable des ressources. Nous considérons néanmoins que la proposition soumise à notre examen ne devrait pas être basée sur les considérations sentimentales, mais plutôt sur les plans scientifiques, les plans économiques et institutionnels, l’importance de l’approche écosystémique et, enfin, une importance particulière à la dimension socio-économique et à la sécurité alimentaire de nos communautés. » Vidéo : https://www.tiktok.com/@eplusmedia.tg/video/7693572628136725778?is_from_webapp=1&sender_device=pc&web_id=7420877717928936966
Dès lors, une question mérite d’être posée : quelle orientation le nouveau président donnera-t-il à la CBI ?
Son élection ne signifie pas nécessairement que les positions du Bénin deviendront celles de la Commission. Le président devra conduire les débats avec impartialité, favoriser le dialogue entre les différentes sensibilités et défendre le fonctionnement multilatéral de l’institution.
Pour l’Afrique, cette présidence constitue une responsabilité majeure. Elle sera surtout jugée sur les décisions prises durant les deux prochaines années et sur la capacité de la CBI à concilier conservation, science et intérêts des États membres.
FIN.

