TOGO : UN TRIMESTRE SOUS VIGILANCE FACE AUX RISQUES CLIMATIQUES ET SANITAIRES

Hervé Levert

Le Togo aborde le deuxième trimestre de l’année 2026 avec une vigilance accrue face aux risques de catastrophes naturelles et sanitaires. C’est ce qui ressort du Bulletin trimestriel N°32 publié par la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes (PNRRC) et l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), couvrant la période d’avril à juin 2026.

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D’après les analyses hydrométéorologiques, le sud du pays connaîtra une pluviométrie normale à tendance excédentaire, tandis que la partie septentrionale pourrait enregistrer une situation déficitaire à normale. Cette configuration climatique, bien que globalement maîtrisée, n’exclut pas des épisodes extrêmes, notamment des pluies diluviennes, des vents violents et des inondations localisées.

Sur le plan hydrologique, les écoulements dans les bassins du Mono inférieur et du Lac-Togo devraient rester globalement normaux. Toutefois, les autorités appellent à une surveillance accrue des niveaux d’eau afin de prévenir tout débordement. Du côté du barrage de Nangbéto, la période correspond à une phase d’étiage, sans impact majeur attendu sur la production énergétique.

Le bulletin met également en garde contre une recrudescence des maladies liées à l’insalubrité et à l’accès limité à l’eau potable. Les autorités sanitaires redoutent une hausse des maladies diarrhéiques ainsi que du paludisme, favorisé par la prolifération des moustiques en saison pluvieuse. Dans ce contexte, la vaccination contre le paludisme, introduite récemment au Togo, est fortement recommandée pour les enfants.

Par ailleurs, la sécurité alimentaire demeure préoccupante. Selon les projections, plus de 328 000 personnes pourraient se retrouver en situation de crise alimentaire entre juin et août 2026, notamment dans les régions de la Kara et des Savanes. Cette situation est aggravée par la période de soudure, la hausse des prix des denrées et les effets persistants de l’insécurité dans certaines zones.

Sur le littoral, la mer sera particulièrement agitée, avec des vagues pouvant atteindre jusqu’à 3 mètres. Les risques d’érosion côtière et de submersions marines sont élevés, surtout lors des marées exceptionnelles prévues durant le trimestre. Les autorités recommandent la prudence pour toute activité maritime.

En dépit de ces défis, le gouvernement poursuit ses efforts de résilience et de prévention. La Journée nationale de l’arbre, célébrée chaque 1er juin, s’inscrit dans l’ambition de planter un milliard d’arbres d’ici 2030 afin de renforcer la couverture forestière et lutter contre les effets du changement climatique.

Face à l’ensemble de ces risques, l’ANPC appelle les populations à adopter des comportements responsables : entretien des caniveaux, respect des consignes sanitaires, vigilance en période de pluie et participation active aux initiatives de reboisement. La prévention et l’anticipation restent les meilleures armes pour limiter les impacts des catastrophes.

Ce bulletin se veut ainsi un outil d’alerte et de sensibilisation, invitant chaque citoyen à devenir acteur de sa propre sécurité et de celle de sa communauté.

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