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ÉCONOMIE VERTE AU TOGO : 11 FILIERES POUR CONCILIER EMPLOIS ET PROTECTION DE LA NATURE

Par la Rédaction

À Lomé, les acteurs de l’environnement, les collectivités territoriales et les organisations de la société civile ont examiné les résultats d’une étude destinée à renforcer l’économie verte dans 22 communes riveraines des aires protégées le 21 octobre 2016. L’ambition est de faire des ressources naturelles un levier de développement durable au profit des populations locales.

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L’étude lancée en août 2026 à Sokodé consiste à faire des ressources naturelles un panier de développement inépuisable pour les communautés riveraines des sites indexés.

En effet, au Togo, la protection de l’environnement peut aussi devenir une source d’emplois et de revenus pour les communautés. C’est l’enjeu de la dynamique engagée par le pays pour promouvoir une économie verte inclusive, capable de préserver les ressources naturelles tout en améliorant les conditions de vie des populations.

La rencontre de ce 21 octobre 2026 à Lomé entre les maires, les conservateurs d’aires protégées, ONG et représentants des ministères sectoriels s’est planchée sur les résultats de l’étude en question pour faire des ressources naturelles une source de revenu et de gestion durable. Ladite  étude couvre 22 communes riveraines des aires protégées de Togodo, Abdoulaye, Fazao-Malfakassa, Missahoé et Djamdè.

Cette ambition est soutenue notamment par le Programme d’appui à la lutte contre le changement climatique, à la protection de la biodiversité et à l’agroécologie (PALCC+), renforcé par l’initiative INCLURE, cofinancée par l’Union européenne et le Grand-Duché de Luxembourg.

Ainsi, l’étude a identifié onze filières prioritaires pour transformer l’économie locale à savoir le karité, le néré, l’anacarde, le miel, le manioc, le gari, le soja, le maraîchage, les pépinières, le bois-énergie durable et le café-cacao. Ces activités présentent des perspectives en matière de création d’emplois, notamment pour les femmes et les jeunes, tout en contribuant à la préservation des écosystèmes.

Sur le terrain, plusieurs initiatives témoignent déjà de ce potentiel, notamment les organisations de producteurs de miel, de karité et de néré à Sokodé, les groupements de transformatrices d’anacarde à Tchamba et les circuits touristiques à Kpalimé.

Mais les obstacles restent importants. Il s’agit en effet d’un accès limité aux financements, insuffisance de formations pratiques, difficultés d’accès à l’eau et faible structuration des marchés.

Enfin, la cartographie réalisée par l’étude va aider à mieux cibler les besoins et à adapter les services financiers et techniques aux réalités locales. L’enjeu est de permettre aux communautés de développer des activités rentables sans compromettre les ressources dont elles dépendent.

Aujourd’hui, le défi est désormais de transformer les résultats de cette étude en actions concrètes. Car une économie verte véritablement inclusive ne se mesure pas seulement à la préservation des forêts et de la biodiversité, mais aussi à sa capacité à offrir des perspectives économiques durables aux populations qui vivent à proximité des aires protégées.

FIN.

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