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À TSEVIE, LA FESEN MOBILISE LES ENSEIGNANTS POUR UN MEILLEUR FINANCEMENT DE L’ECOLE PUBLIQUE

Par la Rédaction

La Fédération des Syndicats de l’Éducation Nationale (FESEN) a rencontré, samedi 10 octobre 2026 à Tsévié, des enseignants membres de la région éducative Maritime. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la campagne « La Force du Public au Togo : Ensemble, on fait école ! », couplée à la célébration en différé de la Journée internationale des enseignants.

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La défense de l’école publique et l’amélioration du financement de l’éducation étaient au cœur des échanges entre les responsables de la FESEN et les enseignants mobilisés à Tsévié. L’activité visait notamment à partager les résultats d’une recherche sur le financement et la privatisation de l’éducation au Togo, à recueillir les préoccupations des participants et à renforcer leur engagement syndical.

Table officielle de la cérémonie

En présence des secrétaires préfectoraux de la région maritime et plus d’une cinquantaine d’enseignants de la préfecture du Zio, plusieurs points ont été discuté, échangé et éclairé en lien avec le thème : « La Force du Public au Togo : Ensemble, on fait école ! ».

Cette étude titrée : «Le financement de l’école publique et la privatisation de l’éducation au Togo» menée en 2025 a été financé par l’Internationale de l’Education (IE).

En effet, l’objectif de l’étude est de dresser un état des lieux de la situation de financement de l’école publique, de la privatisation de l’éducation et ses conséquences en vue d’alimenter, de soutenir un plaidoyer en vue d’une éducation publique de qualité pour tous.

Pour M. TASSINDJA Lantam, secrétaire  préfectoral de la FESEN-Yoto, les résultats présentés constituent une base importante de réflexion pour les autorités. « Cette recherche a prouvé que l’État fait des efforts, mais c’est très insuffisant puisque les attentes sont lourdes », a-t-il souligné. Il rappelle que le secteur éducatif nécessite des moyens considérables, compte tenu du nombre d’élèves et des besoins en infrastructures.

Moment d’échange

Il espère que les conclusions de ces travaux, seront présentées à l’hémicycle pour de bonnes prises de décisions en faveur de l’éducation togolaise. « Nous avons cru que les syndicats, le travail qu’ils font, le ministre en charge, les députés et acteurs impliqués prendront toutes les dispositions afin que l’école togolaise continue de progresser », a-t-il déclaré.

Au-delà du financement, M. TASSINDJA, secrétaire  préfectorale de FESEN-Yoto, a insisté sur la nécessité de renforcer la culture syndicale chez les jeunes enseignants. « Quand on parle de syndicats, c’est seulement la grève », pensent certains, a-t-il regretté, rappelant que le syndicalisme comprend aussi des formations et des actions destinées à améliorer les pratiques professionnelles. Il exhorte ainsi les nouveaux enseignants à intégrer les organisations syndicales pour mener une lutte commune en faveur de l’éducation.

De son côté, Mme ANSON Sitsofe, cheffe d’équipe de la tournée, a expliqué que sa mission consistait à relayer les messages de la campagne dans les différentes régions éducatives du pays. « Nous avons essayé de les informer sur la campagne La Force du Public, qui est une incitation de l’État à mieux financer l’éducation au Togo », a-t-elle précisé.

Photo de famille

Elle a également rappelé l’importance de la Journée internationale des enseignants, célébrée le 5 octobre, tout en soulignant que les informations reçues doivent être partagées avec les communautés. « Ce qu’on voudrait faire de ces missions […] c’est les informer premièrement pour qu’à leur tour, ils informent la population, tout le monde, toutes les communautés du Togo », a-t-elle indiqué.

S’adressant à ses collègues, Mme ANSON Sitsofe a enfin appelé à un engagement concret pour l’école. « Tout enseignant veut une meilleure condition de travail. Mais ils doivent aussi penser à comment eux aussi vont évoluer pour aider à l’amélioration de leur condition de travail », a-t-elle affirmé, invitant chacun à devenir un acteur engagé de la cause scolaire.

Cette invite de madame Mme ANSON, rejoint les ambitions poursuivies par le ministre Mama Omorou lors de son appel aux enseignants à l’occasion de la journée qui leur a été dédiée.

À travers cette mobilisation, la FESEN veut remettre les pendules de la mobilisation à l’heure dans le cadre de l’éveil de ses membres. C’est aussi le moment pour elle de renforcer l’implication des enseignants et de toute la communauté impliquée dans l’éducation dans la défense d’une école publique de qualité, accessible à tous et bénéficiant d’un financement public accru et durable.

FIN.

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