CBI70 EN AUSTRALIE : DES PAYS AFRICAINS S’ASSOCIENT POUR SACRIFIER LES BALEINES
Par la Rédaction
La 70ᵉ réunion de la Commission baleinière internationale (CBI70) s’est tenue à Hobart, en Tasmanie (Australie), du 27 septembre au 2 octobre 2026. Cette rencontre a réuni environ 300 délégués issus de 89 gouvernements membres, ainsi que des organisations observatrices.

Durant cinq (5) jours, les discussions ont tourné autour de la protection des baleines et aussi la création du sanctuaire baleinier dans l’Atlantique Sud. Ainsi, le jour de vote pour la proposition de création dudit Sanctuaire, les résultats ont tourné en défaveur des baleines. Cette proposition n’a pas eu le vote nécessaire à cette 70e session de la Commission baleinière internationale (CBI), qui s’est tenue du 27 septembre au 02 octobre 2026 à Hobart, en Australie.
Le texte proposé a recueilli 39 voix favorables, contre 18 oppositions et 3 abstentions, un résultat insuffisant pour atteindre la majorité des deux tiers requise.
Derrière ces chiffres se joue un enjeu majeur pour la conservation des grands cétacés. Portée notamment par plusieurs pays favorables au renforcement de la protection des baleines dans l’Atlantique Sud, cette proposition visait à établir un espace dédié à leur conservation dans une zone fréquentée par plusieurs espèces de cétacés. Malheureusement pour ces cétacés, malgré une majorité nette en faveur du projet, le seuil des deux tiers n’a pas été atteint.
La proposition a échoué ainsi à quatre voix près. Dans les résultats communiqués à l’issue du scrutin, les votes du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et de la Mauritanie, qui se sont prononcés contre, sont particulièrement scrutés par les défenseurs de la conservation marine.
L’Afrique sacrifie les baleines
Le scrutin relance le débat sur la position des pays africains au sein de la CBI et sur leur rôle dans la gouvernance internationale des ressources marines. Pour les organisations engagées dans la protection des baleines, l’issue du vote constitue une déception, notamment parce que l’Atlantique Sud représente une zone importante pour les déplacements, l’alimentation et la reproduction de plusieurs espèces de cétacés.
En effet, l’Afrique dispose d’un patrimoine marin considérable. Ses côtes abritent une diversité de cétacés, notamment des baleines à bosse, des dauphins et d’autres espèces migratrices qui traversent les eaux africaines au cours de leur cycle de vie.
Aujourd’hui, l’échec du projet à la CBI70 ne signifie pas pour autant la fin des efforts en faveur de la protection des baleines dans l’Atlantique Sud. Les discussions autour de la conservation des cétacés devraient continuer à mobiliser les États, les scientifiques, les organisations environnementales et les communautés côtières.
La CBI70 aura ainsi une nouvelle fois placé la conservation des baleines au cœur des débats internationaux. Elle aura également mis en lumière les divergences qui persistent entre les États sur la manière de concilier conservation de la biodiversité marine, intérêts nationaux et gouvernance des océans.
Le débat continue !
FIN.

