16 JOURS D’ACTIVISME : L’ASSOCIATION « INITIATIVES TCHEWAI » ENGAGE DES ECHANGES COMMUNAUTAIRES POUR LEVER LE TABOU DE L’HYGIENE MENSTRUELLE

Dans le cadre des 16 Jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, une activité communautaire axée sur l’hygiène menstruelle en milieu familial s’est tenue le vendredi 26 décembre 2025 à Apessito Avégnakè. Portée par l’association  »Initiatives pour Tchewai », cette initiative s’inscrit dans la dynamique mondiale visant à prévenir et éliminer les violences basées sur le genre.

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À Apessito Avégnakè, les échanges communautaires sur l’hygiène menstruelle visent à briser le silence au sein des familles, à réduire la stigmatisation et à lutter contre l’absentéisme scolaire des filles lié aux menstruations. Parents, tuteurs et jeunes filles ont été sensibilisés à une gestion saine du cycle menstruel, dans une approche qui favorise le dialogue, la compréhension et la protection des droits des adolescentes.

En effet, chaque année, du 25 novembre au 10 décembre, cette campagne internationale, relayée par les Nations Unies dans plus de 180 pays, rappelle que toute violence faite aux femmes et aux filles constitue une violation des droits humains. En 2025, l’accent est mis sur les violences numériques, tout en maintenant une attention forte sur les causes structurelles de vulnérabilité, dont les tabous liés à la santé menstruelle.

Mme Kalanbani Charlotte / Présidente de « Initiatives Tchewai »

Le 26 décembre 2025, l’association  »Initiatives pour Tchewai » conduite par la présidente Mme Kalanbani Charlotte, a tenu un débat d’échange à l’endroit de l’Association des Femmes Vaillantes d’Apessito Avégnakè. Les discussions ont tourné autour du thème : « Echanges communautaires sur l’hygiène menstruelle en milieu familial »

L’hygiène intime féminine est un sujet essentiel de santé publique, souvent entouré de tabous et de mauvaises pratiques. Pourtant, adopter une toilette intime correcte permet de prévenir les mauvaises odeurs, les infections vaginales et de préserver l’équilibre naturel du vagin. Les professionnels de santé rappellent que de simples gestes, bien appliqués, suffisent pour garantir une bonne hygiène sans danger.

L’activité tenue par l’association  »Initiatives pour Tchewai » a porté sur plusieurs axes à l’instar de :

L’utiliser uniquement de l’eau tiède ou un savon doux (spécial zone intime) : Éviter les savons parfumés, gels douche classiques ou produits agressifs qui peuvent déséquilibrer la flore vaginale.

Nettoyer uniquement la vulve (l’extérieur) : Jamais l’intérieur du vagin ! Le vagin se nettoie naturellement.

Laver délicatement les lèvres externes (grandes et petites) avec la main propre (pas de gant de toilette).

Bien rincer et sécher : Rincer à l’eau tiède pour enlever tout résidu de savon, puis sécher en tamponnant avec une serviette propre.

Hygiène quotidienne, mais pas excessive : 1 à 2 fois par jour suffit. Trop se laver peut provoquer l’effet inverse.

Sous-vêtements en coton et bien aérés : Éviter les vêtements trop serrés et les matières synthétiques.

Changer régulièrement les protections hygiéniques : En période de règles ou de menstruations, changer la serviette ou le tampon toutes les 4-6 heures.

Quand consulter un professionnel de santé ?

Une partie des échanges

Si malgré une bonne hygiène, des symptômes persistent tels que des odeurs inhabituelles, des démangeaisons, des douleurs ou des pertes anormales, cela peut être le signe d’une infection (vaginose, IST, autres troubles gynécologiques). Dans ces cas, il est vivement conseillé de consulter un professionnel de santé afin de bénéficier d’un diagnostic et de soins appropriés.

Rappelons que l’activité ambitionne également de contribuer à l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°4, relatif à l’accès équitable à une éducation de qualité. Les résultats attendus incluent une meilleure implication des familles, une amélioration du bien-être et de la concentration des filles, ainsi qu’une réduction des abandons scolaires.

À travers cette action, les organisatrices issues de l’association  »Initiatives pour Tchewai » entendent démontrer que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles passe aussi par l’éducation, la communication familiale et la levée des tabous socioculturels, afin de garantir aux jeunes filles un parcours éducatif continu et un avenir plus serein.

Evéline A.

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